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1805-1845, deux fois « vingt ans après » : Un étonnant Maçon Écossais, le F :. Alexis DELAFLOTTE

Dip-32e-Delaflotte-1805Alexis Joseph Marie FAUVET de la FLOTTE comme il se fait appeler sous l’Empire – et c’est d’ailleurs sans doute son vrai nom – est né à Paris en 1766. Sous la Révolution, il travaille « aux Affaires Étrangères ». Successivement officier, puis chargé d’affaires de France à Gênes, puis à Florence où il devient secrétaire d’ambassade et même ambassadeur intérimaire en août 1791. Quoique que l’expression vague d’« agent diplomatique » recouvre souvent une appartenance « aux services » (… secrets s’entend !). On le trouve à Paris sous l’Empire comme « jurisconsulte », puis il s’installe en partie à Douai, où il semble avoir des attaches familiales, comme Avocat à la Cour. Il est d’ailleurs membre de la célèbre loge douaisienne Saint-Jean d’Écosse de la Parfaite Union et c’est probablement à ce titre qu’il est mêlé aux affaires écossaises de 1804. Lorsque la Grande Loge Générale Écossaise rejoint le Grand Orient il est nommé officier au sein de la Grande Loge Symbolique (la Chambre « symbolique » du Grand Orient).

Mais surtout il apparaît parmi les premiers Frères élevés par Alexandre de Grasse-Tilly dans les hauts grades du Rite Écossais Ancien Accepté puisqu’il est reçu « 32e » le 8 juillet 1805 (son diplôme, signé notamment par Grasse-Tilly et Kellermann est la 6e pièce publiée dans 18 beaux documents de l’écossisme). Il devient même Grand Chancelier du Grand Consistoire de France, une structure complètement oubliée des historiens maçonniques aujourd’hui mais qui a joué un rôle important dans les débuts du RÉAA en France, avant de disparaître en 1809.

Mais ce qui rend le Frère Delaflotte singulier, c’est qu’il va réapparaître « vingt ans après » – et même un peu plus – dans le paysage maçonnique. Feuilletant, pour un tout autre sujet, un annuaire du Grand Orient des années 1840, ma surprise fut grande de le découvrir dans la liste des « SS :. PP :. de R :.-Sec :. ». En effet, jusqu’en 1848, l’annuaire du GODF publie la liste des FF :. revêtus des 32e et 33e grades. La mention n’est pas ambiguë et c’est bien de lui qu’il s’agit puisque l’on peut lire : « 9 mars 1829 – DELAFLOTTE (Alexis) ex-ministre de France à Florence, jurisconsulte, à Paris (patente du 8 juillet 1805) ». Bien des années après l’effervescence écossaise de l’Empire, il s’est donc ré-affilié au Grand Orient en 1829 et, jusqu’en 1845 au moins, celui-ci le comptait parmi les membres de son Suprême Conseil-Grand Collège des Rites.

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Un commentaire

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