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Arthur Machen : littérature gothique, Occultisme… et frissons !

Machen019A l’heure où la British Library propose une belle exposition sur la littérature « gothique », de ce côté de la Manche, les éditions Téletès ont eu l’excellente idée de publier un petit livre de Jean-Claude Allamanche sur Arthur Machen. Arthur Machen (1868-1947) est l’un des pionniers – et des maîtres – du roman fantastique anglais. Son œuvre majeure et la plus connue est « Le grand dieu Pan ». Ce roman à suspense et frissons, mais tout en understatements , a de plus bénéficié d’une traduction française du poète Paul-Jean Toulet (1867-1920), l’homme des Contrerimes. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec Edgar Poe et Baudelaire. Machen était d’ailleurs francophone et francophile. A l’époque où il écrit « Le grand dieu Pan », il traduit aussi le journal de Casanova en anglais et on a la surprise de découvrir dans le roman une formule sur le secret directement décalquée de ce que dit Casanova de la franc-maçonnerie. Mais le vrai lien de Machen avec la franc-maçonnerie c’est son amitié avec le célèbre Maçon et érudit maçonnique anglais Arthur Waite (1857-1942), amitié qui le conduira un temps à s’engager dans la Golden Dawn. Il est en effet initié le 21 novembre 1899 dans cette étonnante société para-maçonnique ésotérique sous le nomen de Filius Aquarri. Rappelons que la « GD » comptait à l’époque des artistes de premier plan comme le poète et futur prix Nobel W.B. Yeats ou l’actrice Florence Farr. Les travaux de la Golden Dawn rejoignaient les intérêts de Machen qui s’était toujours passionné pour l’Occultisme. L’étude Jean-Claude Allamanche est l’œuvre d’un lecteur fervent qui a réuni pendant des années les meilleures sources anglaises. Il nous propose aussi une bibliographie des œuvres de Machen traduites en français. C’est fort utile car, même lorsque l’on lit plus ou moins l’anglais, le style gothique de l’auteur reste assez ardu pour qui ne maîtrise pas parfaitement la langue de Shakespeare. Enfin, la publication propose une très intéressante iconographie, notamment par la reprise des bois – gothiques eux aussi !– qui émaillaient les éditions originales du début du XXe siècle. On appréciera l’inquiétante et magnifique couverture due aux pinceaux inspirés – mais par qui ? – de Jean-Michel Nicollet…

Jean-Claude Allamanche, Arthur Machen entre le Saint-Graal et le dieu Pan, Editions Télètes, 90 p., 16 € (disponible chez Detrad)

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