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Monthly Archives: décembre 2015

RT n°180 : Renaut de Montauban aux origines du mythe d’Hiram

4-Renaud-de-MontaubanLe n° 180 de Renaissance Traditionnelle vient de sortir des presses. Il est entièrement consacré à une question essentielle de l’histoire des rites, symboles et légendes maçonniques : les sources du mythe d’Hiram. Dans les années 1725/30, l’histoire du destin tragique de l’architecte du Temple de Salomon devient la base du « nouveau » grade de maître et donc l’aboutissement de l’enseignement du « métier ». Mais en associant une légende, et non simplement une série de symboles, au rituel d’un grade, la légende d’Hiram inaugure aussi un schéma sur lequel seront constitués les « autres grades », ces « hauts grades » si importants dans l’histoire maçonnique.

Dans son livre Hiram et ses frères, Roger Dachez a pu reconstituer les principales étapes de la formation du grade de Maître dans la première franc-maçonnerie spéculative au début du XVIIIe siècle. Il citait le roman de Renaut de Montauban comme une des sources possibles de la légende d’Hiram tant les destins des deux personnages semblent parallèles. Dans A plus hault sens : l’ésotérisme spirituel et charnel de Rabelais, Claude Gaignebet avait publié des images populaires naïves et troublantes où l’on voyait Renaut recevoir un coup de marteau sur le front. Après l’analyse de la formation du grade de Maître et la multiplication des indices d’une parenté étroite entre Hiram et Renaut, il convenait de s’attaquer au cœur du sujet. Gaël Meigniez nous propose aujourd’hui un consistant dossier sur Renaut de Montauban, ses histoires, leur ancienneté, leurs variantes, leur diffusion. C’est une véritable enquête dans l’imaginaire symbolique qui permet de conforter l’hypothèse et de repérer les points d’accroche qui font le pont entre la légende médiévale et la figure symbolique centrale de la franc-maçonnerie.

La démonstration est convaincante et montre comment, au-delà de ses sources directes, la franc-maçonnerie plonge aussi ses racines fort loin dans le corpus symbolique de l’Europe d’autrefois. Elle est bien sûr une institution du XVIIIe siècle, mais, derrière les formes du siècle des Lumières, apparaît souvent un fond symbolique bien plus ancien. Nos rituels sont des sortes de palimpsestes. En grattant un peu, affleure vite un enseignement sorti de la nuit des temps

Pour le commander : rt92info@gmail.com

ou http://www.renaissance-traditionnelle.com

 

1744 : Un document maçonnique exceptionnel mis à jour aujourd’hui chez Christie’s

Toulouse-1744-Frontispice-LegAujourd’hui, mardi 15 décembre 2015, la célèbre maison de ventes aux enchères Christie’s dispersait la magnifique collection du riche amateur Maurice Burrus (1882-1959). Maurice Burrus rassembla, entre autres, un exceptionnel ensemble de livres et manuscrits anciens. La « vacation » de ce jour, avenue Matignon – le siège parisien de Christie’s – concernait les « livres à reliure », c’est-à-dire les ouvrages collectionnés pour la beauté ou l’originalité de leur reliure. Parmi les 229 « numéros » proposés, quatre belles reliures maçonniques (les n°67,68, 69 et 70). Mais, après un examen attentif, l’élégant habillage de cuir marqué d’or du n°67, révélait aussi un document important pour l’histoire de la franc-maçonnerie en France. Il s’agissait en effet du livre d’architecture de la « Loge de Saint-Jean » de Toulouse pour l’année 1744.

Rappelons qu’à ce jour le plus ancien registre de procès verbaux d’une loge en France est celui de la loge « Coustos-Villeroy » à Paris en 1737. Registre saisi par la police et aujourd’hui conservé dans le fonds Joly de Fleury de la Bibliothèque national. Après… rien avant les années 1750, et encore sont-il fort rares, comme le très intéressant registre de la loge parisienne « L’Écossaise du Secret » de Jean-Pierre Moët heureusement acquis par la bibliothèque de la Grande Loge de France il y a quelques années. C’est dire tout l’intérêt de ce recueil des pièces constitutives et des débats pour l’année 1744 de cette première loge de Toulouse. Première loge ? Pas tout à fait puisque les Frères fondateurs affirment leur intention d’entretenir de bonnes relations avec « la loge fondée à Toulouse par la V:.F:. de Barnevall ». L’atelier installé en 1741 par le comte Richard de Barnewall, Maçon irlandais et parent du Grand Maître de la Grande Loge d’Irlande, leur était effectivement antérieur.

La loge est créée le 24 juin 1744 « pour travailler paisiblement selon les règles de l’architecture mystique ». La fondation se fait grâce à l’entremise du comte de Mailly qui est encore présenté comme « Député Grand Maître du T:.R:. Duc d’Antin » (d’Antin est mort le 9 décembre 1743 et le comte de Clermont a été élu Grand Maître le 13 décembre). Sans doute le procès-verbal fait-il état d’échanges préparatoires à la constitution de la loge quelques mois auparavant, avant la mort du duc. Le registre présente les copies des courriers envoyés à Paris et le texte de la patente finalement accordée par la Grande Loge. Tous documents du plus haut intérêt pour l’historien maçonnique.Toulouse-1744-1ere-page-Leg

Mais l’un des passages les plus captivants sont les quelques pages qui rendent compte en détail de « L’affaire du feu d’artifice ». En effet, en septembre 1744, pour célébrer le rétablissement de Louis XV qui avait failli mourir, les Maçons toulousains, comme beaucoup de Français, avaient organisé des réjouissances publiques… sous la forme d’un monument éphémère et ésotérique mis en lumière par un feu d’artifice. La Bibliothèque du Grand Orient dispose du seul exemplaire connu de la plaquette publiée à cette occasion. Le registre de la loge donne de nombreux détails supplémentaires sur ce singulier projet qui est l’occasion d’une véritable planche symbolique (nous avons relaté l’épisode dans le chapitre 2 de nos « Curiosités maçonniques »).

Ce rare manuscrit a été vendu par la librairie Dorbon, c’est tout du moins ce que nous dit Michel Taillefer, l’historien de la Maçonnerie toulousaine, qui en avait eu connaissance par une notice de catalogue mais n’avait pu malheureusement en retrouver la trace au moment de ses recherches.

En raison de ses liens étroits avec l’histoire de Toulouse au XVIIIe siècle, et après échanges avec le Musée de la franc-maçonnerie, c’est finalement la Bibliothèque municipale de Toulouse qui a fait préemption sur cette pièce exceptionnelle. Préemption réussie cet après-midi et qui va permettre aux chercheurs de bénéficier d’éléments nouveaux et importants sur l’histoire de la franc-maçonnerie française dans les années 1740.

1815-2015 : il y a 200 ans le Rite Écossais se réorganisait en France

L'Ecossais-LegHier, vendredi 4 décembre 2015, le Suprême Conseil Grand Collège du Rite Écossais Ancien Accepté du Grand Orient de France a clos le cycle de manifestations qu’il avait organisées sous l’intitulé : « 2015, année de l’écossisme ». Il s’agissait de commémorer le bicentenaire de l’union renouvelée, en 1815, entre le Rite Écossais et le Grand Orient de France. Union renouvelée qui se traduisait par la formation du Grand Consistoire des Rites près le Grand Orient de France en octobre 1815, après l’effacement du premier Suprême Conseil (1804-1814). Un numéro spécial de L’Écossais a été entièrement consacré aux événements de 1815, événements qui ont engendré les deux Suprêmes Conseils historiques qui ont administré les hauts grades du Rite Écossais en France pendant tout le XIXe siècle et jusqu’à aujourd’hui. Il est donc particulièrement important de comprendre les enjeux de ces débats de 1815 qui sont fondateurs pour la pratique des hauts grades écossais en France.

Ce numéro de L’Ecossais est proposé au prix exceptionnel de 15 Euros (port compris) et peut-être commandé à :

A.M.H.G., 16 rue Cadet – 75009 Paris

(Chèque de 15 Euros à l’ordre de A.M.H.G.)

 

PRÉFACE

par le T∴P∴S∴G∴C∴ Jean-Pierre Cordier

 

I – DE L’ÉCOSSISME

PEUT-ON PARLER D’UNE CULTURE ÉCOSSAISE?

Dialogue entre Pierre Piovesan et L’Écossais

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L’ÉCOSSISME

par Jean Guglielmi, MESC et Pierre Mollier, 33e

 

II – DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ ET DE LA SOUVERAINETÉ DU GRAND ORIENT DE FRANCE

1815 : DU SUPRÊME CONSEIL AU GRAND CONSISTOIRE DES RITES POUR LA FRANCE, LE GRAND ORIENT DE FRANCE RÉAFFIRME SA SOUVERAINETÉ SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ par Pierre Mollier, 33e

ANNEXE 1 – LA GRANDE LOGE DE CONSEIL ET D’APPEL

ANNEXE 2 – LA CENTRALISATION DES RITES, PROJET ET CONTRE PROJET

ANNEXE 3 – PROCÈS-VERBAL D’INSTALLATION DU GRAND CONSISTOIRE DES RITES (FAC-SIMILÉ)

 

ESSAI BIOGRAPHIQUE SUR LES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE L’EXÉCUTIF DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ-GRAND ORIENT DE FRANCE (1804-1835) par Yves Hivert-Messeca, MASC

PRÉSENTATION DU FAC-SIMILÉ DU PREMIER LIVRE D’ARCHITECTURE DU SUPRÊME CONSEIL (1804-1812) par Alain de KEGHEL, 33e, MASC

 

III – DES RITUELS DE 1815

PRÉSENTATION ANALYTIQUE ET COMMENTÉE DES RITUELS DU 19e AU 33e GRADE DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ PRATIQUÉS À PARTIR DE 1815 PAR LES ATELIERS DU GRAND CONSISTOIRE DES RITES DU GRAND ORIENT DE FRANCE par Jean-Pierre Donzac, MESC, Jean Guglielmi, MESC, Alain Lefebvre, MASC et Jean Henry Passini, MASC

  1. Introduction à l’étude des rituels du 19e au 30e grade du Rite Écossais Ancien Accepté pratiqués à partir de 1815 par les Ateliers du Grand Consistoire des Rites du Grand Orient de France
  2. Première liasse : fac-similé des rituels 19e au 30e grade «Ch∴ des G∴El∴K∴»
  3. Deuxième liasse : fac-similé du rituel du 32e grade « Prince du Royal Secret »
  4. Présentation analytique et commentaires du premier cahier des rituels 19e au 30e grade et du cahier du rituel du 32e grade

 

IV – PORTRAITS DE GRANDS COMMANDEURS

PIERRE-GÉRARD VASSAL (1769-1840)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1827-1829

T∴P∴S∴G∴C∴ 1833-1834 (1re réélection)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1839-1840 (2e réélection)

 

CAMILLE SAVOIRE (1869-1951)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1923-1935

 

JOANNIS CORNELOUP (1898-1978)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1958-1962