Rassembler ce qui est épars

Accueil » Uncategorized » Encore Ramsay ! : le n°189 de Renaissance Traditionnelle

Encore Ramsay ! : le n°189 de Renaissance Traditionnelle

RT-189-Couv-BlogLe numéro 189 de Renaissance Traditionnelle, vient de sortir des presses. Il est entièrement consacré à l’atmosphère intellectuelle dans laquelle ont baigné les premières années de la franc-maçonnerie. Nos abonnés devraient le recevoir dans les jours qui viennent. Sinon on peut maintenant facilement le commander sur le site de la revue.

Bernard Homery nous présente d’abord une des découvertes récentes de l’érudition maçonnique d’outre-Manche exposée, notamment, dans le beau livre de Robert Collis The Petrine Instauration, Religion, Esotericism and Science at the Court of Peter the Great, 1689-1725. Fort loin des îles britanniques, en Russie, dès 1715 – et donc bien avant l’arrivée « officielle » de la franc-maçonnerie spéculative sur le continent – il existe un témoignage avec une référence explicite au « Mot du Maçon ». Il s’agit certes d’une correspondance entre Écossais, mais c’est tout de même un fait notable. Il y aurait d’ailleurs un dossier à constituer sur la présence de Maçons dans les différents pays d’Europe continentale – France, Allemagne, Russie… – avant même l’implantation de la franc-maçonnerie. Peut-être certains d’entre eux furent-ils amenés à évoquer l’Ordre à l’occasion de telle ou telle conversation ? L’un des premiers de la liste serait l’illustre Robert Moray. Mais Bernard Homery nous restitue surtout le paysage intellectuel dans lequel s’inscrit l’auteur de cette référence au « Mot du Maçon » et – comme Moray, comme Ashmole – il apparaît que Robert Erskine cultive un grand intérêt pour l’hermétisme.

« Encore Ramsay ! » Il ne faut cesser d’interroger le Discours fondateur de notre cher Écossais. Aymeric Le Delliou nous retrace d’abord l’itinéraire intellectuel et spirituel du Chevalier. Il nous montre combien nombre de ses idées peuvent être reliées aux débats théologiques de son époque, à la grande affaire du quiétisme et à son compagnonnage avec Fénelon et Madame Guyon. Même si, par la suite, Ramsay développera une pensée plus personnelle… et parfois singulière au regard des conceptions classiques du christianisme. D’un certain point de vue, Les Voyages de Cyrus sont incontestablement un roman d’initiation. De là à y voir un conte maçonnique… il n’y a que trois petits pas qu’il est risqué de franchir. Néanmoins, l’homme est un, et il est légitime d’envisager que les idées développées dans le roman en 1727, aient pu, quelques années plus tard, se retrouver, sous une autre forme, dans le Discours de 1736. C’est pourquoi Samuel Macaigne nous propose une féconde analyse de ce qui fut un des best-sellers du Siècle des lumières. On sait que le témoignage le plus curieux sur Ramsay, et le plus intéressant quant à ses liens avec la franc-maçonnerie, est celui de Geusau, intellectuel allemand en voyage à Paris au début des années 1740. Reinhard Markner nous rappelle l’histoire du Journal de Geusau et, revenant au manuscrit lui-même, nous procure une édition de cet important témoignage au plus près du texte original. Enfin, prenant prétexte du séjour parisien de Geusau et de son élève, Paul Paoloni nous présente ce Paris de la première moitié du xviiie siècle, qui vit s’épanouir la franc-maçonnerie, tel que décrit par un des grands guides utilisés par les voyageurs « de condition».

Sommaire du n°189 de Renaissance Traditionnelle :

Une bien curieuse histoire : Sir Robert Erskine et le « Mot du Maçon » sur le continent en 1715 par Bernard Homery

L’entourage spirituel de Ramsay en France : du « Pur Amour » de Fénelon et Mme Guyon à la « Fraternité universelle » par Aymeric Le Delliou

Les Voyages de Cyrus du Chevalier de Ramsay, entre roman spirituel et conte philosophique par Samuel Macaigne

Les conversations entre Anton von Geusau et Ramsay : recherches sur l’original de son journal de voyage par Reinhard Markner

Séjour de Paris, c’est-à-dire Instructions fidèles pour les Voyageurs de Condition… présentation par Paul Paoloni

Errata du numéro 187-188

Portrait – imaginaire – de Ramsay. On présente souvent cette estampe comme un portrait de Ramsay. En réalité on ne connaît aucune image le représentant. L’autre portrait qui lui est parfois attribué est en fait celui de son homonyme, le poète Allan Ramsay. Quant à cette image, associée à Ramsay pour la première fois en 1921 par Arthur Waite dans son New Encyclopaedia of Freemasonry, elle est tout simplement inspirée de la planche qui illustre l’ordre de Saint-Lazare dans le traité sur les ordres de chevalerie du père Hélyot (1721).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :