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Léopold Burthe, un « petit maître » précurseur ?

Sappho jouant de la Lyre de Léopold Burthe (1848).

Il y a 30 ans, et depuis à chacun de mes passages – fréquents – au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne, j’admirais cette œuvre au style étonnement moderne pour son époque. En dépit de quelques recherches, l’œuvre et son auteur – Léopold Burthe (1823-1860) – semblaient alors complètement inconnus. Le tableau fait aujourd’hui l’affiche d’une intéressante exposition du Musée sur les femmes dans la peinture… spirituellement intitulée « Exception’Elles » ! Mais Léopold Burthe semble aussi en passe d’être tiré de l’oubli. Ainsi, une de ses toiles, toute aussi étonnante, est une des pièces emblématiques présentées en ce moment dans l’exposition « Héroïnes romantiques » – on est dans l’air du temps – au Musée de la vie… romantique à Paris. Cette Ophélia rappelle un peu Le cauchemar d’Henry Fuseli et témoigne de la version française de cette veine néogothique qui annonce le fantastique.

Dans sa courte vie, il meurt à 37 ans, Léopold Burthe a été un disciple et un ami d’Amaury Duval, ce qui le rattache au cercle que l’on a appelé les « Préraphaélites français ». Comme eux, son « primitivisme » prend parfois une dimension fantastique. C’est pour nous ce qui fait son charme.

Léopold Burthe fait maintenant l’objet d’une notice Wikipédia (un peu courte mais c’est un début) ainsi que son père, un aventurier, et son oncle général d’Empire. Tout cela permet de mieux le situer. L’enquête continue !


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