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Encore Ramsay ! : le n°189 de Renaissance Traditionnelle

RT-189-Couv-BlogLe numéro 189 de Renaissance Traditionnelle, vient de sortir des presses. Il est entièrement consacré à l’atmosphère intellectuelle dans laquelle ont baigné les premières années de la franc-maçonnerie. Nos abonnés devraient le recevoir dans les jours qui viennent. Sinon on peut maintenant facilement le commander sur le site de la revue.

Bernard Homery nous présente d’abord une des découvertes récentes de l’érudition maçonnique d’outre-Manche exposée, notamment, dans le beau livre de Robert Collis The Petrine Instauration, Religion, Esotericism and Science at the Court of Peter the Great, 1689-1725. Fort loin des îles britanniques, en Russie, dès 1715 – et donc bien avant l’arrivée « officielle » de la franc-maçonnerie spéculative sur le continent – il existe un témoignage avec une référence explicite au « Mot du Maçon ». Il s’agit certes d’une correspondance entre Écossais, mais c’est tout de même un fait notable. Il y aurait d’ailleurs un dossier à constituer sur la présence de Maçons dans les différents pays d’Europe continentale – France, Allemagne, Russie… – avant même l’implantation de la franc-maçonnerie. Peut-être certains d’entre eux furent-ils amenés à évoquer l’Ordre à l’occasion de telle ou telle conversation ? L’un des premiers de la liste serait l’illustre Robert Moray. Mais Bernard Homery nous restitue surtout le paysage intellectuel dans lequel s’inscrit l’auteur de cette référence au « Mot du Maçon » et – comme Moray, comme Ashmole – il apparaît que Robert Erskine cultive un grand intérêt pour l’hermétisme.

« Encore Ramsay ! » Il ne faut cesser d’interroger le Discours fondateur de notre cher Écossais. Aymeric Le Delliou nous retrace d’abord l’itinéraire intellectuel et spirituel du Chevalier. Il nous montre combien nombre de ses idées peuvent être reliées aux débats théologiques de son époque, à la grande affaire du quiétisme et à son compagnonnage avec Fénelon et Madame Guyon. Même si, par la suite, Ramsay développera une pensée plus personnelle… et parfois singulière au regard des conceptions classiques du christianisme. D’un certain point de vue, Les Voyages de Cyrus sont incontestablement un roman d’initiation. De là à y voir un conte maçonnique… il n’y a que trois petits pas qu’il est risqué de franchir. Néanmoins, l’homme est un, et il est légitime d’envisager que les idées développées dans le roman en 1727, aient pu, quelques années plus tard, se retrouver, sous une autre forme, dans le Discours de 1736. C’est pourquoi Samuel Macaigne nous propose une féconde analyse de ce qui fut un des best-sellers du Siècle des lumières. On sait que le témoignage le plus curieux sur Ramsay, et le plus intéressant quant à ses liens avec la franc-maçonnerie, est celui de Geusau, intellectuel allemand en voyage à Paris au début des années 1740. Reinhard Markner nous rappelle l’histoire du Journal de Geusau et, revenant au manuscrit lui-même, nous procure une édition de cet important témoignage au plus près du texte original. Enfin, prenant prétexte du séjour parisien de Geusau et de son élève, Paul Paoloni nous présente ce Paris de la première moitié du xviiie siècle, qui vit s’épanouir la franc-maçonnerie, tel que décrit par un des grands guides utilisés par les voyageurs « de condition».

Sommaire du n°189 de Renaissance Traditionnelle :

Une bien curieuse histoire : Sir Robert Erskine et le « Mot du Maçon » sur le continent en 1715 par Bernard Homery

L’entourage spirituel de Ramsay en France : du « Pur Amour » de Fénelon et Mme Guyon à la « Fraternité universelle » par Aymeric Le Delliou

Les Voyages de Cyrus du Chevalier de Ramsay, entre roman spirituel et conte philosophique par Samuel Macaigne

Les conversations entre Anton von Geusau et Ramsay : recherches sur l’original de son journal de voyage par Reinhard Markner

Séjour de Paris, c’est-à-dire Instructions fidèles pour les Voyageurs de Condition… présentation par Paul Paoloni

Errata du numéro 187-188

Portrait – imaginaire – de Ramsay. On présente souvent cette estampe comme un portrait de Ramsay. En réalité on ne connaît aucune image le représentant. L’autre portrait qui lui est parfois attribué est en fait celui de son homonyme, le poète Allan Ramsay. Quant à cette image, associée à Ramsay pour la première fois en 1921 par Arthur Waite dans son New Encyclopaedia of Freemasonry, elle est tout simplement inspirée de la planche qui illustre l’ordre de Saint-Lazare dans le traité sur les ordres de chevalerie du père Hélyot (1721).

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Les trésors du Ve Ordre maintenant accessibles

Arche-Ve-Ordre-LegLes éditions Conform viennent de publier un important travail de Colette Léger. Celle-ci a en effet transcrit les rituels des quatre-vingt-un grades de « l’Arche du Ve Ordre » du Souverain Chapitre Métropolitain aujourd’hui conservés dans le fonds maçonnique de la Bibliothèque nationale. Elle met ainsi à la disposition des chercheurs et des amateurs éclairés une documentation particulièrement importante pour l’histoire des hauts grades à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Les statuts du Grand Chapitre Général de 1784 font référence, dans leur article 29, à un « 5e Ordre [qui] comprendra tous les grades physiques et métaphysiques ». On sait que celui-ci n’a finalement été avant la Révolution qu’une sorte de secrétariat général du Grand Chapitre sans aucun contenu rituel. C’est sous l’Empire, notamment face à la concurrence du Rite Écossais Ancien et Accepté, que les dignitaires du Souverain Chapitre Métropolitain lui donnent un contenu initiatique pour proposer aux Frères un prolongement du travail maçonnique au-delà du grade de Rose-Croix. Nous avons raconté les détails de ce projet dans notre histoire des hauts grades du Rite Français. À partir de 1807, à côté des quatre premiers Ordres d’Élu, d’Écossais, de Chevalier d’Orient et de Rose-Croix, le Souverain Chapitre Métropolitain restaure donc en son sein un Ve Ordre dont la fonction est de rassembler, conserver et étudier tous les aspects des hauts grades. Ceux-ci sont classés en neuf séries comprenant chacune neuf grades pour arriver au nombre symbolique de quatre-vingt-un. Notons toutefois que les animateurs du Ve Ordre ne s’arrêtèrent pas à ces quatre-vingt-un grades et continuèrent de rechercher des rituels qu’ils rangèrent alors sous la catégorie de « à classer ». Ces « Cahiers » – nom usuel donné aux rituels manuscrits à l’époque – étaient rangés dans un meuble à neuf tiroirs – l’Arche du Ve Ordre – placé au centre du temple pendant les travaux.

Il est important de bien comprendre que ces quatre-vingt-un grades ne constituent pas un système maçonnique. Il ne s’agit pas pour les membres du Ve Ordre de « passer » ces grades les uns après les autres, soit « par communication », soit dans le cadre d’une cérémonie, comme cela pourrait, par exemple, être le cas avec les quatre-vingt-dix grades du Rite de Misraïm. L’Arche du Ve Ordre est avant tout une bibliothèque initiatique, une sorte de conservatoire. D’ailleurs, le premier trait qui frappe le lecteur est la grande hétérogénéité de cet ensemble. On retrouve d’abord, dans la première série, les trois grades symboliques. Le candidat au Ve Ordre était bien sûr censé les avoir reçus depuis longtemps. La suite reprend plus ou moins l’« Ordre analytique connu » auquel faisait référence la Chambre des Grades du Grand Orient dans ses débats de 1782. La deuxième série présente donc neuf grades d’Élus (en écho au Ier Ordre) ; la troisième, des grades divers plus ou moins liés à l’Élu ; les quatrième et cinquième séries des grades d’Écossais – qui sont sans doute les matériaux du IIe Ordre – et ainsi de suite. Cette hétérogénéité apparaît même matériellement puisque ces « cahiers » ont des origines et des aspects très différents comme cela apparaît au premier regard avec la grande variété des papiers, des formats et des écritures. Le titre de l’ouvrage – Les 81 grades qui fondèrent au Siècle des lumières le Rite Français – nous avait d’abord paru un peu « marketing ». Il est en fait très judicieux. Cette Arche du Ve Ordre c’est finalement, regroupée et structurée, la documentation rituelle qui a alimenté la réflexion et les travaux du Grand Chapitre Général puis du Souverain Chapitre Métropolitain depuis le début des années 1780. Quand, par exemple, le 23 avril 1782, la Chambre des Grades étudie le « Sublime Écossais d’Angleterre », le document sur lequel elle travaille est très probablement le rituel manuscrit de « Sublime Écossais Anglais » que l’on retrouve classé en 1807 comme 38e grade dans la cinquième série. Il est émouvant de réaliser qu’un certain nombre de ces « cahiers » viennent de la bibliothèque de Roëttiers de Montaleau (en relisant précisément les comptes rendus des travaux de la Chambre des Grades on peut en identifier assez sûrement quelques-uns).

Même si l’Arche du Ve Ordre n’est finalement qu’une bibliothèque, elle a néanmoins une forte dimension initiatique. Elle représente un projet que l’on rencontre dans plusieurs milieux maçonniques dès la fin du XVIIIe siècle – notamment chez les Philalèthes, mais pas uniquement – et qui va prospérer dans le premier tiers du XIXe. Projet qui consiste à constituer une encyclopédie des connaissances maçonniques, connaissances dont on suppose qu’elles sont éparses dans la grande variété des grades. Le premier travail est donc de les rassembler. On peut distinguer des traces de cette idée dans le Misraïm d’Armand Gaborria, dans les « fastes initiatiques » de Ragon (voire les analyses pionnières et stimulantes de Claude Rétat)… ou dans les trente hauts grades du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Le lecteur est entraîné dans un voyage onirique au sein d’un véritable labyrinthe de grades et de rites. L’amateur de curiosités fera sont miel dans la « 9e série » avec le « Suprême Commandeur des Astres », le « Chevalier de la Cabale » ou le « Zodiaque Maçonnique » et ses « Chevaliers du Bélier, du Taureau, des Gémeaux etc. ». Le Maçon rationaliste, que ces sommets effraieraient, pourra se rabattre sur l’« Initié dans les Profonds Mystères » (7e série, 62e grade) qui explique au récipiendaire… que « les différents Écossais sont inutiles, que l’Élu Suprême est ampoulé, que le Chevalier d’Orient est futile, que celui d’Occident est dépourvu de sens commun, que le Souverain Commandeur est indécent, le Prince Rose-Croix ridicule… » (T. II, p. 79)… et que tous les hauts grades ne sont que des lubies déraisonnables !

En conclusion, il faut saluer le travail de bénédictin – de bénédictine en l’occurrence – de Colette Léger. Cette transcription a certainement nécessité plusieurs années d’efforts soutenus. Il faut aussi rendre hommage à la qualité de l’édition et notamment de l’iconographie qui propose de nombreuses reproductions des manuscrits (avec beaucoup de tableaux de loge). Enfin, l’ouvrage est loin de ne s’adresser qu’aux lecteurs intéressés par le Rite Français. Par leur variété, les matériaux rassemblés dans l’Arche du Ve Ordre concernent aussi l’histoire d’autres grands systèmes français de hauts grades comme le Rite Écossais Ancien et Accepté (dont on retrouvera ici de nombreux grades) ou même – c’est plus surprenant – le Régime Écossais Rectifié. Un livre important que tout érudit maçonnique doit avoir dans sa bibliothèque !

Colette Léger [présentation et transcription], Les 81 grades qui fondèrent au siècle des Lumières le Rite Français, préface de Philippe Guglielmi, Co-édition Conform-Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, collection Joaben hors-série, 3 volumes (264 p. + 264 p. + 328 p.), Paris, 2017, 74 €.

 

Du nouveau sur la « patente Gerbier de 1721 »

Patente Gerbier de 1721Dans notre livre sur les hauts grades du Rite Français nous apportons un élément nouveau sur la fameuse « patente Gerbier de 1721 ». Naturellement apocryphe – mais ayant peut-être maintenant une dimension symbolique – elle reste un des documents les plus curieux de l’histoire des hauts grades au XVIIIe siècle. Son contenu est bien connu depuis Thory qui, en 1812, publie une transcription de l’original latin et sa traduction dans la troisième annexe de son Histoire de la Fondation du Grand Orient de France. En revanche, on ne savait rien de la forme que pouvait avoir cet extraordinaire parchemin. Or le livre d’or du Chapitre parisien du Choix, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque de la Grande Loge d’Écosse à Edimbourg (collection Morison), présente un essai de fac-similé de ce singulier titre. Cela nous permet donc de nous faire une idée de l’apparence de cette pièce dont l’original est maintenant perdu depuis plus de deux siècles.

Si l’on n’apprend rien de nouveau quant au texte qui est bien, au mot près, celui publié par Thory, on y découvre en revanche deux éléments tout à fait intéressants : le sceau et la devise du supposé Chapitre Rose-Croix de 1721. Le sceau représente un arbre – un acacia ? – chargé de trois V signifiant sans doute « Vivat, Vivat, Vivat ». Une composition symbolique qui renvoie d’ailleurs plus à la légende d’Hiram qu’au grade de Rose-Croix. Quant à la devise latine : « Pauci me assequuntur », on pourrait la traduire par « Peu sont aptes à me suivre ».

Comme le signale Thory, une traduction est jointe au titre, le livre d’or du Chapitre du Choix en donne aussi la copie :

Patente Gerbier de 1721-sceau

De l’Orient du Monde et de la Grande Loge d’Edimbourg, où règnent la Foi, l’Espérance et la Charité, dans la Paix, l’Unanimité et l’Egalité, le 21e jour du 1er mois d’Hiram 5721 et d’après l’Hiéroglyphe posthume du Sauveur 1688.

Salut ∴ Salut ∴ Salut ∴

 

Nous soussignés Disciples du Sauveur, à tous ceux qui ont ou qui pourront y avoir intérêt, savoir faisons, que Nous avons créé en faveur des Français, un Grand Chapitre de la Rose-Croix, dont le Siège Suprême, au nom et sous la pleine puissance et autorité de notre Frère Duc D’Antin, Pair de France, d’une réputation digne de ce rang, ou de quelqu’un des Frères, Chevaliers accomplis en tout point, qui devra être muni par le Chapitre ou par la Loge du dit, de lettres authentiques, résidera à perpétuité à Paris, pour y jouir du privilège de propagation et de constitution seulement dans l’intérieur de la France. A ces conditions Nous consentons par ces présentes, munies de notre sceau et de notre signature, que le dit chapitre suive librement son génie naturel, en conséquence qu’il soit béni, honoré et que la foi lui soit ajoutée.

Donné à l’Orient de l’Univers, la 23e année de notre règne

[Signés] Barboux, Barlay, Batnet, Ardidenowitz, Huiwn, Rittary, Chulkes, Keyssovet, Dreyts, M.or Bakrnann, Fortoret, signor Cuttin, Hindreleat, H.S. Bonut,

Burnet Secrétaire

Thory ne consacre pas moins de douze pages à présenter la « patente de 1721 » du docteur Gerbier et à réfuter son authenticité. Il explique à ses lecteurs les raisons de sa longue argumentation : « Notre intention n’est pas de réveiller une ancienne querelle, mais de rapporter des faits historiques. Nous nous serions bien moins étendus sur cet article, si aujourd’hui même [en 1812] plusieurs officiers du G.O. ne persistaient à soutenir que ce titre est véritable » et il ajoute en note « en 1804 l’annaliste du G.O. avait promis de grands détails à ce sujet ; on les attend inutilement depuis plus de huit ans. Voir l’Etat du G.O. Reprise, Tom. 1, première partie, page 18. »

Retrouvez l’histoire complète de la patente Gerbier de 1721 dans Les hauts grades du Rite Français, histoire et textes fondateurs, Le Régulateur des Chevaliers Maçons.

Les hauts grades du Rite Français : Histoire et textes fondateurs

9791024202235.inddNotre nouveau livre sort des presses en ce moment et sera disponible en librairie dès les premiers jours du mois de septembre. Il est consacré à l’histoire des hauts grades du Rite Français et propose un fac-similé du Régulateur des Chevaliers Maçons.

Après une longue maturation au XVIIe siècle, les usages de la franc-maçonnerie spéculative moderne se fixent dans les années 1720 avec ses trois séquences symboliques d’Apprenti, Compagnon et Maître. Mais, à partir de 1730-1740, d’autres grades apparaissent encore : Maître Parfait, Élu, Maître Écossais, Chevalier d’Orient, Rose-Croix… Ces « hauts grades » aux noms poétiques sont la mise en forme maçonnique de thèmes ésotériques. La multiplication et la forte diffusion des hauts grades suscitent un besoin de clarification qui amène à les organiser en « Rites » avec des caractères propres et une échelle spécifique. Ce livre retrace l’histoire de la prise en compte de la riche réalité des hauts grades du siècle des Lumières par les dignitaires du Grand Orient de France. Après différentes péripéties, ils établissent une échelle en « quatre Ordres plus un ». Cette codification est conduite par des Maçons savants et inspirés et les « Ordres de Sagesse » du Rite Français représentent un des fleurons de la tradition maçonnique française. Cette étude permet de connaître les circonstances de la formation du Grand Chapitre et de la fixation des rituels des Ordres capitulaires. Le livre propose aussi un fac-similé de la très rare édition originale du Régulateur des Chevaliers Maçons. 428 pages pour tout savoir sur les origines et la formation des hauts grades du Rite Français.

Préface de Philippe Guglielmi

Introduction

I – Le travail préparatoire de la Chambre des Grades

II – La fixation des cinq Ordres Français par le Grand Chapitre Général de France

III – La réunion du Grand Chapitre Général de France au Grand Orient de France

IV – Les hauts grades du Rite Français au début du XIXe siècle et l’aventure du Ve Ordre

Conclusion

Fac-similé du Régulateur des Chevaliers maçons

Cahier du Très Sage

Cahier de l’Architecte

Cahier de l’Orateur

Annexes

1/ La circulaire annonçant la fondation du Grand Chapitre

2/ Le « grand sceau » du Grand Chapitre Général de France

3/ Les règlements du Grand Chapitre Général de France

4/ Les sources iconographiques du Grand Chapitre : « une Bible de Royaumont avec figures pour les décorations »

5/ Défense du Grand Chapitre par le Frère Oudet (1784)

6/ Déclaration de principes adoptée par les commissaires du Grand Orient de France et du Grand Chapitre Général en vue d’établir leur réunion (1786)

7/ Les titres et patentes des hauts grades du Rite Français

8/ Circulaires annonçant aux Chapitres du Grand Chapitre Général de France l’accord avec le Grand Orient de France, les modalités de la nouvelle organisation et la constitution du Chapitre Métropolitain.

9/ Circulaires annonçant aux Loges du Grand Orient de France l’établissement en son sein du Grand Chapitre Général et leur indiquant le fonctionnement et les règlements de la nouvelle instance ainsi que les modalités « pour avoir les hauts grades »

10/ Le Souverain Chapitre Métropolitain et l’ésotérisme

11/ Le Rite Français et la Bible

12/ Alexandre-Louis Roëttiers de Montaleau

13/ Les manuscrits des quatre Ordres et Le Régulateur des Chevaliers Maçons

14/ Les 81 grades des neuf séries de l’Arche du Ve Ordre

15/ Un projet de diplôme pour le Ve Ordre du « Rite le plus ancien connu en France »

Index

Entretien vidéo présentant le livre

« Moderns » et « Antients », nouveaux regards sur la Maçonnerie britannique au XVIIIe siècle

Journal-Voyageur-RACette période de vacances est une bonne occasion de revenir sur le dernier numéro de Renaissance Traditionnelle. Tricentenaire oblige, ce numéro 186 est encore consacré à la franc-maçonnerie britannique au XVIIIe siècle.

Paul Paoloni nous propose d’abord un véritable outil pour l’historien – fut-il amateur ! – avec un remarquable guide des sources sur la Maçonnerie britannique des origines à 1760. Il reprend ainsi l’essentiel du corpus documentaire sur lequel s’est construite l’histoire « authentique » des premières décennies de la franc-maçonnerie. Les documents qui, année après année, informent sur les usages des Loges sont présentés et remis dans leur contexte. L’auteur est d’ailleurs parfois conduit à faire état de réévaluations récentes, par exemple quant à la datation d’un manuscrit ou à son attribution. Il souligne aussi les nombreux échos entre documents britanniques et continentaux. Ces derniers – comme dans l’affaire de l’Écossais des 3 JJJ – témoignant parfois d’usages directement importés de Grande-Bretagne mais dont les seules traces subsistantes se trouvent aujourd’hui dans les archives maçonniques françaises. Le grand mérite de cette approche est de nous remettre les idées en place sur un sujet complexe. En associant ainsi les étapes de l’histoire aux documents qui les éclairent, on identifie mieux les points bien établis, les questions encore en discussion ou les zones toujours dans l’ombre.

Après la belle étude de Jean-François Var dans notre numéro 184, Roger Dachez revient sur la question des « Antients ». C’est justement pour nous présenter les dernières contributions des historiens d’outre-Manche sur ce sujet central de l’histoire maçonnique britannique du XVIIIe siècle. Il y a maintenant plus d’un demi-siècle, notre fondateur René Désaguliers, avait été un des premiers à promouvoir en France les travaux d’Henry Sadler qui montraient que la Grande Loge des « Antients » n’était pas un schisme, comme on l’avait longtemps affirmé, mais une création sous influence irlandaise. Sadler est à l’origine de la « théorie classique » sur les Antients et il faut redire la véritable révolution historiographique qu’a constituée la publication de son étude en… 1887. Mais le propre d’une approche scientifique est aussi de remettre en cause les conceptions les plus établies. Plusieurs chercheurs ont récemment nuancé l’analyse de Sadler et, s’appuyant sur leurs travaux, Roger Dachez nous montre que, en fin de compte, Moderns et Antients avaient sans doute plus de points communs qu’on ne l’imaginait.

Cette livraison s’achève sur un document inouï. Les « extraits du journal d’un voyageur » qui nous relate ses conversations avec les « Maçons fort instruits » qu’il a pu rencontrer à Londres, Édimbourg et Dublin. Outre les informations que ne manqueront pas d’exploiter les historiens, le document a la saveur du témoignage et nos lecteurs auront l’impression d’accompagner ce Frère du XVIIIe siècle dans ses rencontres et ses découvertes.

Pour découvrir plus amplement ce numéro : Renaissance Traditionnelle n°186

IIe Conférence internationale Histoire, franc-maçonnerie, fraternalisme : Les sociétés et l’usage du rituel et du secret

26-27 mai 2017

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Ce colloque est organisé par la revue universitaire on-line Ritual, Secrecy and Civil Society en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

Cette manifestation se veut d’abord un carrefour pour réunir les différents acteurs de l’historiographie maçonnique et faire le point sur les dernières avancées dans ce domaine. Mais elle souhaite aussi étendre son champ de recherche à d’autres organisations fraternelles. Ainsi ce sera l’occasion de présenter les travaux pionniers conduits récemment sur les « Friendly societies » dans les mondes britannique et américain, les compagnonnages en France ou en Allemagne, ou encore sur certaines organisations ouvrières (Chevaliers du Travail) ou mutuelles, utilisant aussi rituels et « secrets » symboliques. C’est pourquoi nous prenons le risque d’adapter en français le néologisme « fraternalisme » utilisé depuis quelques années par les chercheurs anglo-saxons.

Inscription gratuite (mais obligatoire)

PROGRAMME

Avant chaque conférence, un séminaire rassemblant les chercheurs spécialisés est organisé pour faire le point sur un grand sujet de l’histoire maçonnique. Cette année il sera consacré à André-Michel de Ramsay et sera l’occasion d’échanges sur les avancées récentes concernant sa vie, son oeuvre et son rôle dans l’histoire de la franc-maçonnerie. Il se tiendra mercredi 24 mai 2017 à 14h à la Bibliothèque du Grand Orient de France.

Jeudi 25 mai 2017, férié

Vendredi 26 mai 2017

Ouverture de la Conférence internationale

Bibliothèque nationale de France

9-9:30. Accueil, inscription, café : foyer de la BnF

Session plénière : Grand Auditorium.    

9:30-11:00. 

Accueil et présentation par Guillermo De Los Reyes et Pierre Mollier.

« The Idea of Associating: Fraternalism and Civil Society” : table ronde par Margaret Jacob, Naomi Taback, Natalie Bayer, Maria Eugenia Vazquez Semadeni.  

11:00-11:20. Pause-café dans le foyer. Remise du prix Bartholdi « for Distinguished Scholarship ».

11:20-13:00.  Eighteenth Century Origins and Consequences

John Belton, Chair

“The Influence of the Conflict Between Stuarts and Whigs Upon the Creation of the Grand Lodge of London and the Grand Lodge of France”

Louis Trebuchet

“The Enlightenment and German Freemasonry at the Beginning of the 18th Century and Later.” Michel Warnery 

“Lire les images de la franc-maçonnerie : l’exemple des ‘Gabanons’ (1745)”

Philippe Langlet

“New Historical Perspectives the ‘French Rite’”

Cecile Revauger.   

13:00-14:00. Lunch Break

Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel Chair

14:00-15:30.  “The Various Versions of Ramsay’s Discourse.”

Alain Bernheim

Pierre Mollier, Chair

15:30 – 15:50. Coffee Break in foyer. Presentation of the Regulus Award by Pierre Mollier.

15:50-17:30.  “Restoring the Compagnonnage to Fraternal History: Further Considerations.”

 Margaret Jacob, Chair

“The Stone and the Compass: The Company of the Humanity of the Stonemasons of Tours: Cross Paths Between Compagnonnage, Mutualism, and Freemasonry.”   

Jean Michel-Mathonière, Centre d’étude des compagnonnages à Avignon

PETIT AUDITORUM

11:00-12:00.  “Music and Masonry”

Naomi Taback, Chair

Freemasons Franklin, Mozart, Mesmer and the Glass Armonica

India D’Avignon, California Polytechnic State University

12:00-13:00: Lunch Break Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel, Chair

14:00 -18:00 “Freemasonry and Visual Arts: A Symposium”

Reva Wolf, State University of New York at New Paltz, and Alisa Luxenberg, University of Georgia, Athens, Chairs

 

14:00-15:30. 

Part 1:  Revolution and the Atlantic World

“Revolutionary-Era Freemasonry and the Hermetic Paintings of John Singleton Copley”

David Bjelajac, George Washington University

 “‘Within the Compass of Good Citizens’”:  The Visual Arts of Freemasonry as Practiced by Paul Revere”

Nan Wolverton, American Antiquarian Society

 “Masonic Imagery in Haitian Vodou”

Katherine Marie Smith, New York University

 

Part 2:  Eighteenth-Century Europe

 “Freemasonry in Eighteenth-Century Portugal and the Architectural Projects of the Marquis de Pombal”

David Martín López, University of Granada

 “Meissen Porcelain and the Order of the Pug”

Cordula Bischoff, Staatliche Kunstsammlungen Dresden

 “Goya’s Art and Freemasonry in Spain”

Reva Wolf, State University of New York

15:30-15:50. Coffee Break

 

15:50-18:00

Part 3:  The Nineteenth and Twentieth Centuries

 “Building Codes:  New Light on Baron Taylor and Les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France”

Alisa Luxenberg, University of Georgia

“Reveil de l’Iran: Freemasonry and Artistic Revivalism from Parsi Bombay to Qajar Tehran”

Talinn Grigor, University of California

 “To Consummate the Plan”:  Solomon’s Temple in Masonic Art, Architecture and Popular Culture, 1865-1930”

William D. Moore, Boston University

 “‘A Change Is Gonna Come’:  Imaging Black Freemasons from Emancipation to the 1960s”

Cheryl Finley, Cornell University, and Deborah Willis, New York University

SALON  70

11:00-13:00.  

Freemasonry and Natural Sciences in Late Eighteenth Century- Example of Georg Vega

Matevž Košir, Archives of the Republic of Slovenia

A Curious Swiss Certificate of 1779

Michel Jaccard, former president of the ARGO

13:00-14:00  Lunch Break

Movie, Excerpts from The Man Who Would Be King. Guillermo Isabel, Chair

14:00-15:30.   “Intellectual Antecedents, Foundations, and Linkages” 

Maria Eugenia Vazquez Semadeni, Chair 

“German Masonry, Monarchy, Protestantism: Linkages from the Napoleonic Wars to the Overthrow of the Crowns (1918)”

Ralf Bern Herden

“Jean-Baptiste Willermoz: Intellectual  Failure or Masonic Mastermind”

Aaron Jedediah French, University of California, Davis

 “Creating a Foundation for Fraternalism in America: Literary and Debating Societies in the US Colonial Colleges”

Wayne Kraemer and Ann Burnette

“The Practice of Freemasonry in the Islamic World Through the Most Ancient Masonic Ritual in Arabic”

Saïd Chaaya, UCLA 

15:30-15:50.  Coffee Break. Presentation of Kilwinning Award

15:50-17:30 “Contemporary Scholarship views Fraternalism”

Natalie Bayer, Chair

“The Fraternal Order of Elks: U.S. Drinking and Driving Laws’ Impact on Elk Lodge Life: Exalted Rulers’ Perceptions”

Contemporary Freemasonry: A Sociological Model of Member Involvement

J. Scott Kenney

“Invisible Truth: Modeling Secularity through Language and Performance Games in Masonic Rituals”

Klaus-Jürgen Grün

“El tratamiento iconográfico de la Masonería. El caso de las series televisivas y la literatura / The Unfolding Iconographic Treatment of Freemasonry: The Case of the TV Series and Literature.”

 Julio Martínez García, FuegoAmigo Co-Editor

17:30-18:00. “Regularity, Recognition and Painting Ourselves into the Corner Again: A Plenary Workshop Discussion.” 

Mike Kearsley. 

Gilbert Davau, John Belton, Chairs

Participants are invited to repair to a cafe to continue this discussion.

 

                               THE SECOND DAY: SATURDAY MAY 27, 2017 

GRAND AUDITORIUM

9:00-9:30.  Continental Breakfast. Foyer

9:30-10:45. Plenary “New Discoveries and the Contested Supposed Founding of English Freemasonry.”   Susan Sommers

10:45-11:05. Coffee Break 

11:00 -13:00. “Aspects in Dispute: Past and Present of the French Masonic Scene”

Alain Bauer and Roger Dachez, Co-chairs

“Cartoons, Thrillers, and Freemasonry”

Alain Bauer, Alain Jacques Lacot (TBC), Didier Convard (TBC), Eric Giacometti (TBC), Jacques Ravenne (TBC)

“Lire les images de la franc-maçonnerie : l’exemple des ‘Gabanons’ (1745)”

Philippe Langlet

13:00-14:00.  Lunch Break. Movie, Excerpts Guillermo Isabel Chair

14:00-16:00 “Imperialism, Colonialism and Multiple Freemasonries”

Guillermo De Los Reyes, Chair

 

“Dependence and Autonomy: The English Freemasons and their Relations in Argentina and Brazil (1859-1935)

Felipe Côrte Real de Camargo, University of Bristol

 

“El discurso antimasónico católico en la defensa del imperio español. Entre antilumieres y contrarrevolución”

Felipe Santiago del Solar, Independent Scholar

“Imperialismo Fraterno: la pugna entre el GOF y la UGLE”

Rogelio Aragón. Universidad Iberoamericana, Mexico City

“El imperio contra el pueblo. ¿Presencia Masónica en la Semana Trágica de Barcelona (1909)?”

Sylvia Hottinger, Independent Scholar, CEHME, REHMLAC+

“Hermano moro, masonería y colonialismo en Protectorado Español de Marruecos (1931-1936)”

Valeria Aguiar Bobet, Universidad Jaume I de Castellón

 

“Impérialismes, maçonniques et… politique”

Yván Pozuelo Andrés, IES Universidad Laboral de Gijón, CEHME, REHMLAC+

 

“‘Civilizing the barbarians’: Freemasonries at the Service of Empires”

Ricardo Martínez Esquivel, Universidad de Costa Rica, CEHME, REHMLAC+

16:00- 16:20. Coffee Break

16:20-17:15.   The “Ramsay Summation” – Grand Auditorium

Pierre Mollier, 🙂Cecile Revauger, Margaret Jacobs,  Alain Bernheim, Paul Rich, Guillermo De Los Reyes

PETIT AUDITORIUM

9:30-10:45. “Plenary Discoveries and the Supposed Founding of English Freemasonry.”  Susan Sommers. Grand Auditorium

10:45-11:05. Coffee Break

11:05-13:00  “Ramsay and His Relationships to Intellectual History”

Craig Remes, Chair.

“Jacobites, Parliament, and the ‘Capital of the Universe’: the Chevalier “Ramsay’s Political Thought”

Andrew Mansfield

“The Influence of the Scottish Poem ‘The Bruce of John Harbour’ (about 1375) on the Ramsay’s Oration”

Francis Delon

 “A Rereading of Ramsay’s Oration 1737: The Dream of the Spiritual Empire in its Context of the New Catholic and Stuart Revival”

Pierre Besses & Louis Trebuchet

“The Paternity of Ramsay’s Speeches: de La Motta, Madame de Guyon, and the Corridors of Power”

Arnaud Marquet

 “Anton von Geusau’s Conversations with Ramsay: An Examination of his Original Diary”

Reinhard Markner

 The Revolutionary Morality of Freemasonry: Universal Justice and Solidarity since the Paris Commune

Alhelí de María Alvarado-Díaz

13:00-14:00. Lunch Break. Movie in Grand Auditorium, Excerpts Guillermo Isabel Chair

14:00-16:00: “Ramsey and His Disputed Contributions” 

Andreas Önnerfors, Chair

“L’entourage spirituel de Ramsay en France: du ‘Pur Amour’ de Fenelon et Mme Guyon à la ‘Fraternité universelle’ / The Spiritual Company of Ramsay in France: How Fenelon and Guyon’s ‘Pure Love’ Leads to the ‘Universal Brotherhood’ Concept”

Aymeric Le Delliou

 “Ramsay’s ideas on World Citizenship and Cosmopolitanism”

Andreas Önnerfors

 “Les Voyages de Cyrus’ du Chevalier de Ramsay: entre roman spirituel et conte philosophique / Ramsay’s ‘Voyages’: Between Spiritual Fiction and Philosophical Tale”

Samuel Macaigne

 

16:00.-16:20. Coffee Break

16:20-17:15.  “Ramsay Summation” at the Grand Auditorium.

Pierre Mollier, Cecile Revauger, Margaret Jacob,  Alain Bernheim,  Paul Rich, Guillermo De Los Reyes

17:15 Closing Toast. To Paris 2019 Foyer

Auditorium 70

 9:30 – 10:30 “Italian Conundrums”

Paul Rich, Chair

War or Peace: the Grand Orient of Italy and World War I

Demetrio Xoccato

 Freemasonry in Libya

Emanuela Locci  

Italian Freemasonry and the Free State of Fiume

Ljubinka Toseva Karpowicz, University of Ljubljana

10:30-11:00

Natalie Bayer, Chair

“The Sea Serjeants: A Jacobite Pseudo-Masonic Society in the Maritime Counties of South Wales in the First Half of the Eighteenth Century”

Francis Delon

 11:00-11:20.  Coffee Break

11:20-13:00 “Women and Freemasonry in Europe and the United States.” Natalie Bayer, Chair

“The GOdF and Gender Issues at the Turn of the Twenty-First Century”

Olivia Chaumont

 “Women and Freemasonry in the 18th Century, a Comparative Study Between France, England, And Germany”

Marie-Anne Mersch, Bordeaux Montaigne University 

 “Democracy and Expressing Oneself in Lodge: Similarities and Differences between Male and Female Lodges”

Celia Poulet,🙂,independent scholar

 “Excluding/Including Women, an Issue for the Masonic Atlantic”

Cécile Révauger

13:00-14:00 Lunch Break Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel Chair

14:00-14:45.  “Ramsay and Women”

Women Operative Masons and Freemasons in the Time of Ramsey” 

Karen Kidd

“Ramsay’s Daughters. Side Degrees within the ‘Maçonnerie des Dames’ at the XVIIIth century: Female or Feminist Knighthood?”

Yves Hivert-Messeca

14:45-15:45   “The Cauldron of  Masonic invention.”       

Cecile Revauger,  Chair

 

“The Scottish Rectified Rite: A French Masonic Exception”

Roger Dachez

“Historical Reconsiderations: Franz Joseph Haydn – The Man and the Mason, Mozart’s Masonic Music.”

David H. Lewis. University College, London

16:00-16:20. Coffee Break. Presentation of Award for Lifetime Achievement  

16:20-17:15.  “Ramsay Summation” — Grand Auditorium

Pierre Mollier, Cecile Révauger, Margaret Jacobs, Alain Bernheim, Paul Rich

17:15. Closing Toast. To Paris 2019. Foyer

 

Les Ms Copiales au sommaire de RT 183

Le numéro 183 de Renaissance Traditionnellert-183-couverture vient de sortir des presses. Il présente la très curieuse affaire des manuscrits « Copiales ». Rappelons les faits. En 2011, les médias se font écho de la découverte d’un étonnant manuscrit codé et relatent les efforts d’une équipe de spécialistes, appuyée par un puissant outil informatique, pour « casser » le code. C’est d’ailleurs un des rares exemples où ce qui va se révéler être un problème d’érudition maçonnique va faire l’objet d’articles dans la « grande presse » comme Le Monde ou Le Figaro. Une fois le code percé, on découvre que ces manuscrits contiennent les statuts et les rituels d’une société secrète allemande du XVIIIe siècle ayant beaucoup de rapports avec la franc-maçonnerie. Pour notre part, nous n’avions pas été très sensible à ce qui nous était alors surtout apparu comme un « coup médiatique ». Il y a eu au XVIIIe siècle beaucoup de sociétés paramaçonniques. Notre expérience des « alphabets maçonniques » nous rendait sceptique sur la nécessité d’une équipe de cryptologues et d’ordinateurs pour venir à bout de codes qui sont surtout symboliques et dont la clef est la plupart du temps élémentaire. Nous avions tort.

Si, en France, personne ne se soucia vraiment des « manuscrits Copiales », cet épisode singulier retint l’attention de nos amis belges. Dans le prolongement de celui rassemblé pour le célèbre documentaire « La Clef écossaise », un groupe de travail se constitua autour de Tristan Bourlard et Stéphane Van Assche. Son objet : étudier et tenter de mieux comprendre ce mystérieux manuscrit. La Loge La Belle Alliance et la Loge d’étude L’Âne d’Or furent associées au « projet Copiales ». C’est lors d’une visite à L’Âne d’Or, que Claude Weiler – à qui avait incombé la difficile mission de la traduction – attira notre attention sur l’intérêt des « Copiales » pour l’histoire maçonnique. En effet, à la suite des textes relatifs à cette étonnante « société des Oculistes », les Copiales comprenaient une présentation de la Maçonnerie qui semblait très précoce, avec notamment beaucoup d’éléments sur les premières Loges « écossaises ». Nous sommes donc particulièrement heureux de mettre à la disposition du public francophone la belle et savante traduction de Claude Weiler et ainsi de permettre un accès aux riches informations historiques des manuscrits Copiales. Dans la foulée de ce document passionnant, nous proposons des pistes pour une nouvelle approche des débuts de l’Écossisme.

Au début du XIXe siècle, « Le Prado » fut un haut lieu du Paris maçonnique. À tel point d’ailleurs que, pendant quelques années, l’un des Suprêmes Conseils qui se disputaient alors la souveraineté sur les hauts grades du Rite Écossais fut dénommé « Suprême Conseil du Prado ». Or on savait fort peu de chose sur « Le Prado », beaucoup d’historiens maçonniques le situant même fautivement sur la carte de la Capitale. Jacques Tuchendler nous propose aujourd’hui une étude approfondie sur ce lieu où se mêlèrent longtemps vie maçonnique… et vie parisienne !

RT 183 – Les manuscrits Copiales :

Une nouvelle source sur les débuts de l’écossisme

Sommaire :

– Les manuscrits Copiales, une découverte singulière : présentation historique, par Claude Weiler

– Copiales 1 et 2, traduction française, par Claude Weiler

– Un « Maître écossais » archaïque aux sources de l’Écossisme. Aurait-on, enfin, découvert le premier haut grade ?…, par Pierre Mollier

– Le Prado : un lieu oublié de l’histoire maçonnique, par Jacques Tuchendler

Vous pouvez le commander sur le site : http://renaissance-traditionnelle.com/