Rassembler ce qui est épars

Comment voyagent les Maîtres ?
- De l'Occident à l'Orient et
sur toute la surface de la terre.
Pourquoi ?
- Pour répandre la Lumière et
rassembler ce qui est épars.
Le Régulateur du Maçon
(1785-"1801" )

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Héraldique surréaliste et maçonnique

Après la guerre André Breton, et à sa suite le mouvement Surréaliste, manifestent un grand intérêt pour l’hermétisme, les sciences occultes et les différents aspects de l’ésotérisme occidental (astrologie, alchimie…). Sans doute ces traditions leur semblaient baliser des chemins buissonniers vers les profondeurs oubliées de la psyché humaine et ouvrir la voie à des surgissements poétiques. Patrick Lepetit a présenté en détail et avec force documents le dossier de cet intérêt ésotérique du Surréalisme (Le surréalisme, parcours souterrain, Dervy, 2012). C’est dans cette perspective que certains surréalistes se sont aussi penchés sur l’héraldique. Une héraldique hermétisante bien éloignée de celle des médiévistes, mais qui trouve ses sources, et ses premières manifestations, dans le sillage du courant hermetico-kabbalistique de la Renaissance. La Science Héroïque de Vulson de la Colombière (1644) témoigne de cette sensibilité et de cette approche symbolique du blason.

Camacho-Leg

Les trois coups, par Jorge Camacho « La sagesse, comme les autres matières précieuses, doit être arrachée aux entrailles de la Terre »

Dans l’Almanach Surréaliste du demi-siècle (1950) Marcel Jean propose un curieux armorial des personnalités du Panthéon surréaliste qui unit fantaisie et parfaite orthodoxie héraldique. En 1978, le peintre surréaliste Jorge Camacho publie avec Alain Gruger une très belle et étonnante Héraldique Alchimique Nouvelle commentée par l’alchimiste Eugène Canseliet. Dans un autre genre il a aussi existé un Armorial ‘Pataphysique. Le blason qui concentre des signes sur une petite surface avec des règles formelles très contraignantes ne pouvait que fasciner ces artistes. Un poète surréaliste contemporain a repris ce projet de « détournement » créatif du blason.

David-Nadeau-Portrait-1-Leg

David Nadeau

David Nadeau anime la revue La vertèbre et le rossignol (qui vient de publier un passionnant numéro sur « Les Surréalistes et le mythe templier »). Il s’attache notamment à étudier les liens entre Surréalisme, initiation et franc-maçonnerie. Il nous propose quelques très intriguants blasons ésotérico-surréalistes en trois dimensions. Découvrons ces œuvres curieuses et singulières !

brouillard-Leg

Brouillard

Blason-maçonnique-1-Leg

Le pavé mosaïque

Ecu-du-GADLU-Leg

Armoiries du Grand Architecte de l’Univers

Hommage au Temple-Leg

Hommage à l’Ordre du Temple

Site de David Nadeau : https://lavertebreetlerossignol.wordpress.com

La revue La vertèbre et le Rossignol : http://www.lulu.com/fr/fr/shop/la-vert%C3%A8bre-et-le-rossignol/le-surr%C3%A9alisme-et-le-mythe-templier/paperback/product-22304244.html

Onde de choc dans la Maçonnerie américaine : une nouvelle affaire Morgan ?

Manif-US-antimaçonniqueDepuis quelques mois la franc-maçonnerie américaine connaît de très forts remous autour de la question de la discrimination. Plusieurs Grandes Loges ayant en effet déclaré que les « bonnes mœurs » que l’on exigeait des Frères excluaient l’homosexualité. Certaines allant jusqu’à des prises de positions officielles et même à des incitations à la démission pour des Maçons à l’homosexualité affichée. Face à cette hystérie antigay, de nombreux Frères et même quelques organisations maçonniques importantes comme la Grande Loge de Californie ou le Suprême Conseil du Rite Ecossais (SJ) ont rappelé que la Maçonnerie n’avait pas à s’immiscer dans ces questions et que tout le monde était bienvenu dans leurs ateliers. Ils ont aussi souligné combien ce genre de déclarations allait couper la franc-maçonnerie des jeunes générations très sensibles à cet enjeu.

Mais ces voix éclairées n’ont pas réussi à éteindre l’incendie naissant et plusieurs organisations anti-discriminations se sont emparer du sujet et ont commencé à mener des actions contre une franc-maçonnerie présentée comme un bastion homophobe. Une nouvelle étape a été franchie récemment avec une manifestation d’étudiants à UCLA (Université de Californie à Los Angelès) contre Margaret Jacob accusée d’être complice de l’homophobie maçonnique et sommée de renoncer au mécénat de son enseignement d’histoire maçonnique par les Grandes Loges (près de 100.000 dollars par an). Peu importe que Margaret Jacob professe à titre personnel des opinions très libérales et que l’essentiel de son financement provienne de la Grande Loge de Californie, qui a manifesté à de nombreuses reprises des positions anti-discriminationnistes ; on est dans le domaine de la « com’ » et du symbole.

La question gay est aussi en train de servir de point de fixation. Plusieurs intervenants y joignent le problème des « voies séparées » maintenues dans le Sud (entre Grandes Loges « caucasiennes » et Prince Hall) et, bien sûr… la question des femmes. La machine médiatique commence à s’emballer et les Maçons américains voient se dresser contre eux les organisations anti-discriminations si puissantes outre-Atlantique.

Une nouvelle « affaire Morgan » est-elle en train de naître? On sait qu’en 1829 un fait divers avait créé un vaste mouvement d’opinion hostile aux Loges qui avait presque détruit la franc-maçonnerie américaine.

Elle y avait finalement survécu… au prix d’importants changements…

Merci à Paul Rich pour toutes les informations sur cet important sujet.

http://www.masonbigotry.org/

Le Rite Français et la Bible

[Introduction et conclusion d’un article qui vient de paraître dans Joaben]

Sceau-Gd-Chap.LégerLe Rite Français et la Bible, voilà un sujet intéressant mais délicat. Délicat tout d’abord parce que c’est une question compliquée à traiter sur le plan de la méthode. Délicat ensuite parce que, bien sûr, les conclusions d’une telle enquête peuvent – certains diraient doivent – avoir des conséquences sur notre pratique actuelle du Rite Français. En cette matière comme en d’autres, on a l’idée qu’un objet prend, à sa naissance et dans ses premières années, des traits qui deviennent constitutifs de son identité. Les rapports du Rite Français et de la Bible au XVIIIe siècle pourraient donc ne pas être un enjeu purement académique. La question est aussi difficile sur le plan de la méthode. Déjà par son objet : Que va-t-on prendre comme référence du Rite Français ? les grades symboliques ? les hauts grades ? les deux ? Doit-on considérer comme Rite Français la pratique maçonnique du XVIIIe siècle en France ? ou va-t-on se concentrer sur la version adoptée par le Grand Orient en 1785 et connue sous le nom de Régulateur du Maçon ?

Pour mieux cerner les relations du Rite Français avec la Bible, nous proposons d’aller de l’un à l’autre de ces textes qui incarnent chacun un aspect du Rite Français. C’est justement ces allers-retours entre leurs différentes facettes qui nous permettront de mieux saisir les rapports avec la Bible et leurs éventuelles évolutions. Par convention, nous appellerons « Rite Français du XVIIIe siècle » les usages des Loges françaises entre 1740 et 1780, c’est-à-dire ce « Rite des Modernes » importé en France dans les années 1720, enrichi et utilisé tout au long du siècle des Lumières. Nous utiliserons comme texte de référence des trois premiers grades une petite plaquette intitulée Corps complet de Maçonnerie adopté par la R. G. L. de France. C’est un rituel probablement édité par la Première Grande Loge de France – ou l’une de ses factions – quelques années avant sa transformation en Grand Orient vers 1770. Il nous semble bien rendre compte de la pratique maçonnique des Loges françaises entre 1760 et 1780. Pour les hauts grades, nous nous référerons à des manuscrits qui nous paraissent proposer des versions classiques des grades d’Élu, d’Écossais, de Chevalier d’Orient et de Rose-Croix avant 1780. Pour ce qui est de la version « canonique » du Rite Français fixée par le Grand Orient en 1785 – et par le Grand Chapitre à la même époque – nous nous fonderons sur Le Régulateur du Maçon et Le Régulateur des Chevaliers Maçons. Même si ces publications ont été imprimées au tout début du XIXe siècle, elles ne présentent que des différences infimes avec les textes votés en 1785. Explorer les relations du Rite Français et de la Bible c’est donc en premier lieu étudier la présence des thèmes et des références bibliques dans le Rite Français du XVIIIe siècle, puis ensuite analyser comment ces éléments bibliques ont été traités dans la version fixée par le Grand Orient en 1785.

[…]

À ses origines, le Rite Français du XVIIIe siècle entretient donc des liens étroits avec la Bible et met en œuvre un rituel marqué par une atmosphère religieuse. Mais la codification élaborée en 1785 par l’équipe qui travaille autour de Roëttiers de Montaleau, au sein du Grand Orient puis du Grand Chapitre, en présente une version fortement laïcisée. Presque toutes les références bibliques ou les connotations religieuses, abondantes dans les textes originaux, en ont été estompées. Si, par leur date de rédaction, Le Régulateur du Maçon et Le Régulateur des Chevaliers Maçons sont des textes du XVIIIe siècle, par leur esprit, ils annoncent les rituels du XIXe siècle. Les circonstances de leur fixation leur donnent un double caractère. D’un côté, ils restent fidèles aux cérémonies d’une première Maçonnerie française très marquée par les références bibliques, mais, de l’autre, ils ont estompé dans le texte même du rituel les citations ou les références ostensibles à « l’Écriture Sainte ». C’est cet équilibre entre tradition et modernité, cette laïcité biblique – ou cette « biblicité laïque » pour ceux qui ne souhaitent pas apposer d’adjectif au mot laïcité ! – qui fait, à notre sens, la richesse et l’intérêt de la version Roëttiers de Montaleau du Rite Français.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de l’étude dans le dernier numéro de Joaben-la revue, Dossier spécial « Sources et esprit du Rite Français », actes du colloque co-organisé le 24 octobre 2015 par le Grand Chapitre Général du Grand Orient de France et le Grand Chapitre Français de la GLNF

http://www.conform-edit.com/revues-maconniques/joaben2013-07-25-20-12-12_/joaben-n-disponibles/joaben6-detail

RT n°180 : Renaut de Montauban aux origines du mythe d’Hiram

4-Renaud-de-MontaubanLe n° 180 de Renaissance Traditionnelle vient de sortir des presses. Il est entièrement consacré à une question essentielle de l’histoire des rites, symboles et légendes maçonniques : les sources du mythe d’Hiram. Dans les années 1725/30, l’histoire du destin tragique de l’architecte du Temple de Salomon devient la base du « nouveau » grade de maître et donc l’aboutissement de l’enseignement du « métier ». Mais en associant une légende, et non simplement une série de symboles, au rituel d’un grade, la légende d’Hiram inaugure aussi un schéma sur lequel seront constitués les « autres grades », ces « hauts grades » si importants dans l’histoire maçonnique.

Dans son livre Hiram et ses frères, Roger Dachez a pu reconstituer les principales étapes de la formation du grade de Maître dans la première franc-maçonnerie spéculative au début du XVIIIe siècle. Il citait le roman de Renaut de Montauban comme une des sources possibles de la légende d’Hiram tant les destins des deux personnages semblent parallèles. Dans A plus hault sens : l’ésotérisme spirituel et charnel de Rabelais, Claude Gaignebet avait publié des images populaires naïves et troublantes où l’on voyait Renaut recevoir un coup de marteau sur le front. Après l’analyse de la formation du grade de Maître et la multiplication des indices d’une parenté étroite entre Hiram et Renaut, il convenait de s’attaquer au cœur du sujet. Gaël Meigniez nous propose aujourd’hui un consistant dossier sur Renaut de Montauban, ses histoires, leur ancienneté, leurs variantes, leur diffusion. C’est une véritable enquête dans l’imaginaire symbolique qui permet de conforter l’hypothèse et de repérer les points d’accroche qui font le pont entre la légende médiévale et la figure symbolique centrale de la franc-maçonnerie.

La démonstration est convaincante et montre comment, au-delà de ses sources directes, la franc-maçonnerie plonge aussi ses racines fort loin dans le corpus symbolique de l’Europe d’autrefois. Elle est bien sûr une institution du XVIIIe siècle, mais, derrière les formes du siècle des Lumières, apparaît souvent un fond symbolique bien plus ancien. Nos rituels sont des sortes de palimpsestes. En grattant un peu, affleure vite un enseignement sorti de la nuit des temps

Pour le commander : rt92info@gmail.com

ou http://www.renaissance-traditionnelle.com

 

1744 : Un document maçonnique exceptionnel mis à jour aujourd’hui chez Christie’s

Toulouse-1744-Frontispice-LegAujourd’hui, mardi 15 décembre 2015, la célèbre maison de ventes aux enchères Christie’s dispersait la magnifique collection du riche amateur Maurice Burrus (1882-1959). Maurice Burrus rassembla, entre autres, un exceptionnel ensemble de livres et manuscrits anciens. La « vacation » de ce jour, avenue Matignon – le siège parisien de Christie’s – concernait les « livres à reliure », c’est-à-dire les ouvrages collectionnés pour la beauté ou l’originalité de leur reliure. Parmi les 229 « numéros » proposés, quatre belles reliures maçonniques (les n°67,68, 69 et 70). Mais, après un examen attentif, l’élégant habillage de cuir marqué d’or du n°67, révélait aussi un document important pour l’histoire de la franc-maçonnerie en France. Il s’agissait en effet du livre d’architecture de la « Loge de Saint-Jean » de Toulouse pour l’année 1744.

Rappelons qu’à ce jour le plus ancien registre de procès verbaux d’une loge en France est celui de la loge « Coustos-Villeroy » à Paris en 1737. Registre saisi par la police et aujourd’hui conservé dans le fonds Joly de Fleury de la Bibliothèque national. Après… rien avant les années 1750, et encore sont-il fort rares, comme le très intéressant registre de la loge parisienne « L’Écossaise du Secret » de Jean-Pierre Moët heureusement acquis par la bibliothèque de la Grande Loge de France il y a quelques années. C’est dire tout l’intérêt de ce recueil des pièces constitutives et des débats pour l’année 1744 de cette première loge de Toulouse. Première loge ? Pas tout à fait puisque les Frères fondateurs affirment leur intention d’entretenir de bonnes relations avec « la loge fondée à Toulouse par la V:.F:. de Barnevall ». L’atelier installé en 1741 par le comte Richard de Barnewall, Maçon irlandais et parent du Grand Maître de la Grande Loge d’Irlande, leur était effectivement antérieur.

La loge est créée le 24 juin 1744 « pour travailler paisiblement selon les règles de l’architecture mystique ». La fondation se fait grâce à l’entremise du comte de Mailly qui est encore présenté comme « Député Grand Maître du T:.R:. Duc d’Antin » (d’Antin est mort le 9 décembre 1743 et le comte de Clermont a été élu Grand Maître le 13 décembre). Sans doute le procès-verbal fait-il état d’échanges préparatoires à la constitution de la loge quelques mois auparavant, avant la mort du duc. Le registre présente les copies des courriers envoyés à Paris et le texte de la patente finalement accordée par la Grande Loge. Tous documents du plus haut intérêt pour l’historien maçonnique.Toulouse-1744-1ere-page-Leg

Mais l’un des passages les plus captivants sont les quelques pages qui rendent compte en détail de « L’affaire du feu d’artifice ». En effet, en septembre 1744, pour célébrer le rétablissement de Louis XV qui avait failli mourir, les Maçons toulousains, comme beaucoup de Français, avaient organisé des réjouissances publiques… sous la forme d’un monument éphémère et ésotérique mis en lumière par un feu d’artifice. La Bibliothèque du Grand Orient dispose du seul exemplaire connu de la plaquette publiée à cette occasion. Le registre de la loge donne de nombreux détails supplémentaires sur ce singulier projet qui est l’occasion d’une véritable planche symbolique (nous avons relaté l’épisode dans le chapitre 2 de nos « Curiosités maçonniques »).

Ce rare manuscrit a été vendu par la librairie Dorbon, c’est tout du moins ce que nous dit Michel Taillefer, l’historien de la Maçonnerie toulousaine, qui en avait eu connaissance par une notice de catalogue mais n’avait pu malheureusement en retrouver la trace au moment de ses recherches.

En raison de ses liens étroits avec l’histoire de Toulouse au XVIIIe siècle, et après échanges avec le Musée de la franc-maçonnerie, c’est finalement la Bibliothèque municipale de Toulouse qui a fait préemption sur cette pièce exceptionnelle. Préemption réussie cet après-midi et qui va permettre aux chercheurs de bénéficier d’éléments nouveaux et importants sur l’histoire de la franc-maçonnerie française dans les années 1740.

1815-2015 : il y a 200 ans le Rite Écossais se réorganisait en France

L'Ecossais-LegHier, vendredi 4 décembre 2015, le Suprême Conseil Grand Collège du Rite Écossais Ancien Accepté du Grand Orient de France a clos le cycle de manifestations qu’il avait organisées sous l’intitulé : « 2015, année de l’écossisme ». Il s’agissait de commémorer le bicentenaire de l’union renouvelée, en 1815, entre le Rite Écossais et le Grand Orient de France. Union renouvelée qui se traduisait par la formation du Grand Consistoire des Rites près le Grand Orient de France en octobre 1815, après l’effacement du premier Suprême Conseil (1804-1814). Un numéro spécial de L’Écossais a été entièrement consacré aux événements de 1815, événements qui ont engendré les deux Suprêmes Conseils historiques qui ont administré les hauts grades du Rite Écossais en France pendant tout le XIXe siècle et jusqu’à aujourd’hui. Il est donc particulièrement important de comprendre les enjeux de ces débats de 1815 qui sont fondateurs pour la pratique des hauts grades écossais en France.

Ce numéro de L’Ecossais est proposé au prix exceptionnel de 15 Euros (port compris) et peut-être commandé à :

A.M.H.G., 16 rue Cadet – 75009 Paris

(Chèque de 15 Euros à l’ordre de A.M.H.G.)

 

PRÉFACE

par le T∴P∴S∴G∴C∴ Jean-Pierre Cordier

 

I – DE L’ÉCOSSISME

PEUT-ON PARLER D’UNE CULTURE ÉCOSSAISE?

Dialogue entre Pierre Piovesan et L’Écossais

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L’ÉCOSSISME

par Jean Guglielmi, MESC et Pierre Mollier, 33e

 

II – DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ ET DE LA SOUVERAINETÉ DU GRAND ORIENT DE FRANCE

1815 : DU SUPRÊME CONSEIL AU GRAND CONSISTOIRE DES RITES POUR LA FRANCE, LE GRAND ORIENT DE FRANCE RÉAFFIRME SA SOUVERAINETÉ SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ par Pierre Mollier, 33e

ANNEXE 1 – LA GRANDE LOGE DE CONSEIL ET D’APPEL

ANNEXE 2 – LA CENTRALISATION DES RITES, PROJET ET CONTRE PROJET

ANNEXE 3 – PROCÈS-VERBAL D’INSTALLATION DU GRAND CONSISTOIRE DES RITES (FAC-SIMILÉ)

 

ESSAI BIOGRAPHIQUE SUR LES PRINCIPAUX RESPONSABLES DE L’EXÉCUTIF DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ-GRAND ORIENT DE FRANCE (1804-1835) par Yves Hivert-Messeca, MASC

PRÉSENTATION DU FAC-SIMILÉ DU PREMIER LIVRE D’ARCHITECTURE DU SUPRÊME CONSEIL (1804-1812) par Alain de KEGHEL, 33e, MASC

 

III – DES RITUELS DE 1815

PRÉSENTATION ANALYTIQUE ET COMMENTÉE DES RITUELS DU 19e AU 33e GRADE DU RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ PRATIQUÉS À PARTIR DE 1815 PAR LES ATELIERS DU GRAND CONSISTOIRE DES RITES DU GRAND ORIENT DE FRANCE par Jean-Pierre Donzac, MESC, Jean Guglielmi, MESC, Alain Lefebvre, MASC et Jean Henry Passini, MASC

  1. Introduction à l’étude des rituels du 19e au 30e grade du Rite Écossais Ancien Accepté pratiqués à partir de 1815 par les Ateliers du Grand Consistoire des Rites du Grand Orient de France
  2. Première liasse : fac-similé des rituels 19e au 30e grade «Ch∴ des G∴El∴K∴»
  3. Deuxième liasse : fac-similé du rituel du 32e grade « Prince du Royal Secret »
  4. Présentation analytique et commentaires du premier cahier des rituels 19e au 30e grade et du cahier du rituel du 32e grade

 

IV – PORTRAITS DE GRANDS COMMANDEURS

PIERRE-GÉRARD VASSAL (1769-1840)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1827-1829

T∴P∴S∴G∴C∴ 1833-1834 (1re réélection)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1839-1840 (2e réélection)

 

CAMILLE SAVOIRE (1869-1951)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1923-1935

 

JOANNIS CORNELOUP (1898-1978)

T∴P∴S∴G∴C∴ 1958-1962

Les grades maçonniques du Saint Sépulcre au XVIIIe siècle : une chevalerie méconnue

Ordre-du-Saint-Sépulchre-sceau-LegJérusalem est bien loin ! Les quelques Ordres de chevalerie du Moyen Âge qui subsistent encore au XVIIIe siècle sont devenus des décorations et permettent surtout d’attribuer des pensions aux plus fidèles serviteurs du Roi. Vers 1730-1740, différents cercles maçonniques veulent recréer une vraie voie chevaleresque, qui unisse à nouveau idéal spirituel et action dans le monde. C’est l’origine de la chevalerie maçonnique et de plusieurs de ses hauts grades. Ils visent à rassembler ce que l’histoire a dispersé : l’esprit et les rites de la chevalerie. De la fin du Moyen Âge au siècle des Lumières, l’esprit de la chevalerie est resté bien vivant dans toute une littérature qui n’a cessé d’être lue. Quant aux rites, on peut encore les voir pratiqués en 1740, par exemple dans les cérémonies des Ordres de Saint-Lazare ou de Malte. On a justement fait le lien entre la réception de Ramsay dans l’Ordre de Saint-Lazare et son célèbre discours en loge. Discours qui connut un grand succès et où Ramsay défend l’idée d’une filiation entre la chevalerie médiévale et la franc-maçonnerie. Dès les années 1730-1740, les loges se mettent à pratiquer des cérémonies chevaleresques et à conférer des grades de « Chevalier de l’Orient » ou « Chevalier Kadosh ». Le principal modèle que la chevalerie maçonnique veut relever est bien sûr l’Ordre du Temple, avec son prestige et son auréole de mystères… Mais on découvre que l’Ordre médiéval du Saint Sépulcre a aussi inspiré les Maçons du XVIIIe siècle. Certains Frères – par ailleurs membres des confréries du Saint Sépulcre qui étaient alors encore très actives – l’ont reconstitué dans un cadre maçonnique. Ces grades et Ordres maçonniques du Saint Sépulcre sont un exemple méconnu de hauts grades chrétiens. En France, au début du XIXe siècle, le Souverain Chapitre Métropolitain du Rite Français inscrivit le Chevalier du Saint Sépulcre dans la 6e série du Ve Ordre comme 50e grade. On en trouve trace, à l’extrême fin du XVIIIe siècle… aux Etats-Unis ! Probablement le grade est-il parti outre-Atlantique par Toulon, Marseille ou Bordeaux dans les bagages de Maçons voyageurs. Sa pratique se développa aux Etats-Unis et, de là, il passa en Angleterre. En 1865, Robert Wentworth Little organisa le Grand Conclave « moderne » des Chevaliers de la Croix Rouge de Constantin dont le Chevalier du Saint Sépulcre devint un « appendant order », c’est-à-dire un grade associé. Depuis le XIXe siècle et jusqu’à aujourd’hui il est encore pratiqué dans ce cadre, y compris en France.

 

Retrouvez l’étude complète dans :

De la chevalerie rosicrucienne à la chevalerie templière, XIe colloque SFERE (Société Française d’Étude et de Recherche sur l’Écossisme)

– Une chevalerie méconnue : les grades maçonniques du Saint Sépulcre au XVIIIe siècle par Pierre Mollier

– Comment faut-il comprendre la chevalerie dans l’esprit du Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte par Thierry Boudignon

– L’imaginaire chevaleresque et les ordres de chevalerie maçonnique par Pierre Girard-Augry

à commander à SFERE, BP 10105 – 92704 Colombes Cedex, 15 Euros port compris (chèque à l’ordre de SFERE)

Renseignements sur : http://sfereco.free.fr/