Rassembler ce qui est épars

Comment voyagent les Maîtres ?
- De l'Occident à l'Orient et
sur toute la surface de la terre.
Pourquoi ?
- Pour répandre la Lumière et
rassembler ce qui est épars.
Le Régulateur du Maçon
(1785-"1801" )

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Du nouveau sur la « patente Gerbier de 1721 »

Patente Gerbier de 1721Dans notre livre sur les hauts grades du Rite Français nous apportons un élément nouveau sur la fameuse « patente Gerbier de 1721 ». Naturellement apocryphe – mais ayant peut-être maintenant une dimension symbolique – elle reste un des documents les plus curieux de l’histoire des hauts grades au XVIIIe siècle. Son contenu est bien connu depuis Thory qui, en 1812, publie une transcription de l’original latin et sa traduction dans la troisième annexe de son Histoire de la Fondation du Grand Orient de France. En revanche, on ne savait rien de la forme que pouvait avoir cet extraordinaire parchemin. Or le livre d’or du Chapitre parisien du Choix, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque de la Grande Loge d’Écosse à Edimbourg (collection Morison), présente un essai de fac-similé de ce singulier titre. Cela nous permet donc de nous faire une idée de l’apparence de cette pièce dont l’original est maintenant perdu depuis plus de deux siècles.

Si l’on n’apprend rien de nouveau quant au texte qui est bien, au mot près, celui publié par Thory, on y découvre en revanche deux éléments tout à fait intéressants : le sceau et la devise du supposé Chapitre Rose-Croix de 1721. Le sceau représente un arbre – un acacia ? – chargé de trois V signifiant sans doute « Vivat, Vivat, Vivat ». Une composition symbolique qui renvoie d’ailleurs plus à la légende d’Hiram qu’au grade de Rose-Croix. Quant à la devise latine : « Pauci me assequuntur », on pourrait la traduire par « Peu sont aptes à me suivre ».

Comme le signale Thory, une traduction est jointe au titre, le livre d’or du Chapitre du Choix en donne aussi la copie :

Patente Gerbier de 1721-sceau

De l’Orient du Monde et de la Grande Loge d’Edimbourg, où règnent la Foi, l’Espérance et la Charité, dans la Paix, l’Unanimité et l’Egalité, le 21e jour du 1er mois d’Hiram 5721 et d’après l’Hiéroglyphe posthume du Sauveur 1688.

Salut ∴ Salut ∴ Salut ∴

 

Nous soussignés Disciples du Sauveur, à tous ceux qui ont ou qui pourront y avoir intérêt, savoir faisons, que Nous avons créé en faveur des Français, un Grand Chapitre de la Rose-Croix, dont le Siège Suprême, au nom et sous la pleine puissance et autorité de notre Frère Duc D’Antin, Pair de France, d’une réputation digne de ce rang, ou de quelqu’un des Frères, Chevaliers accomplis en tout point, qui devra être muni par le Chapitre ou par la Loge du dit, de lettres authentiques, résidera à perpétuité à Paris, pour y jouir du privilège de propagation et de constitution seulement dans l’intérieur de la France. A ces conditions Nous consentons par ces présentes, munies de notre sceau et de notre signature, que le dit chapitre suive librement son génie naturel, en conséquence qu’il soit béni, honoré et que la foi lui soit ajoutée.

Donné à l’Orient de l’Univers, la 23e année de notre règne

[Signés] Barboux, Barlay, Batnet, Ardidenowitz, Huiwn, Rittary, Chulkes, Keyssovet, Dreyts, M.or Bakrnann, Fortoret, signor Cuttin, Hindreleat, H.S. Bonut,

Burnet Secrétaire

Thory ne consacre pas moins de douze pages à présenter la « patente de 1721 » du docteur Gerbier et à réfuter son authenticité. Il explique à ses lecteurs les raisons de sa longue argumentation : « Notre intention n’est pas de réveiller une ancienne querelle, mais de rapporter des faits historiques. Nous nous serions bien moins étendus sur cet article, si aujourd’hui même [en 1812] plusieurs officiers du G.O. ne persistaient à soutenir que ce titre est véritable » et il ajoute en note « en 1804 l’annaliste du G.O. avait promis de grands détails à ce sujet ; on les attend inutilement depuis plus de huit ans. Voir l’Etat du G.O. Reprise, Tom. 1, première partie, page 18. »

Retrouvez l’histoire complète de la patente Gerbier de 1721 dans Les hauts grades du Rite Français, histoire et textes fondateurs, Le Régulateur des Chevaliers Maçons.

Publicités

Les hauts grades du Rite Français : Histoire et textes fondateurs

9791024202235.inddNotre nouveau livre sort des presses en ce moment et sera disponible en librairie dès les premiers jours du mois de septembre. Il est consacré à l’histoire des hauts grades du Rite Français et propose un fac-similé du Régulateur des Chevaliers Maçons.

Après une longue maturation au XVIIe siècle, les usages de la franc-maçonnerie spéculative moderne se fixent dans les années 1720 avec ses trois séquences symboliques d’Apprenti, Compagnon et Maître. Mais, à partir de 1730-1740, d’autres grades apparaissent encore : Maître Parfait, Élu, Maître Écossais, Chevalier d’Orient, Rose-Croix… Ces « hauts grades » aux noms poétiques sont la mise en forme maçonnique de thèmes ésotériques. La multiplication et la forte diffusion des hauts grades suscitent un besoin de clarification qui amène à les organiser en « Rites » avec des caractères propres et une échelle spécifique. Ce livre retrace l’histoire de la prise en compte de la riche réalité des hauts grades du siècle des Lumières par les dignitaires du Grand Orient de France. Après différentes péripéties, ils établissent une échelle en « quatre Ordres plus un ». Cette codification est conduite par des Maçons savants et inspirés et les « Ordres de Sagesse » du Rite Français représentent un des fleurons de la tradition maçonnique française. Cette étude permet de connaître les circonstances de la formation du Grand Chapitre et de la fixation des rituels des Ordres capitulaires. Le livre propose aussi un fac-similé de la très rare édition originale du Régulateur des Chevaliers Maçons. 428 pages pour tout savoir sur les origines et la formation des hauts grades du Rite Français.

Préface de Philippe Guglielmi

Introduction

I – Le travail préparatoire de la Chambre des Grades

II – La fixation des cinq Ordres Français par le Grand Chapitre Général de France

III – La réunion du Grand Chapitre Général de France au Grand Orient de France

IV – Les hauts grades du Rite Français au début du XIXe siècle et l’aventure du Ve Ordre

Conclusion

Fac-similé du Régulateur des Chevaliers maçons

Cahier du Très Sage

Cahier de l’Architecte

Cahier de l’Orateur

Annexes

1/ La circulaire annonçant la fondation du Grand Chapitre

2/ Le « grand sceau » du Grand Chapitre Général de France

3/ Les règlements du Grand Chapitre Général de France

4/ Les sources iconographiques du Grand Chapitre : « une Bible de Royaumont avec figures pour les décorations »

5/ Défense du Grand Chapitre par le Frère Oudet (1784)

6/ Déclaration de principes adoptée par les commissaires du Grand Orient de France et du Grand Chapitre Général en vue d’établir leur réunion (1786)

7/ Les titres et patentes des hauts grades du Rite Français

8/ Circulaires annonçant aux Chapitres du Grand Chapitre Général de France l’accord avec le Grand Orient de France, les modalités de la nouvelle organisation et la constitution du Chapitre Métropolitain.

9/ Circulaires annonçant aux Loges du Grand Orient de France l’établissement en son sein du Grand Chapitre Général et leur indiquant le fonctionnement et les règlements de la nouvelle instance ainsi que les modalités « pour avoir les hauts grades »

10/ Le Souverain Chapitre Métropolitain et l’ésotérisme

11/ Le Rite Français et la Bible

12/ Alexandre-Louis Roëttiers de Montaleau

13/ Les manuscrits des quatre Ordres et Le Régulateur des Chevaliers Maçons

14/ Les 81 grades des neuf séries de l’Arche du Ve Ordre

15/ Un projet de diplôme pour le Ve Ordre du « Rite le plus ancien connu en France »

Index

Entretien vidéo présentant le livre

« Moderns » et « Antients », nouveaux regards sur la Maçonnerie britannique au XVIIIe siècle

Journal-Voyageur-RACette période de vacances est une bonne occasion de revenir sur le dernier numéro de Renaissance Traditionnelle. Tricentenaire oblige, ce numéro 186 est encore consacré à la franc-maçonnerie britannique au XVIIIe siècle.

Paul Paoloni nous propose d’abord un véritable outil pour l’historien – fut-il amateur ! – avec un remarquable guide des sources sur la Maçonnerie britannique des origines à 1760. Il reprend ainsi l’essentiel du corpus documentaire sur lequel s’est construite l’histoire « authentique » des premières décennies de la franc-maçonnerie. Les documents qui, année après année, informent sur les usages des Loges sont présentés et remis dans leur contexte. L’auteur est d’ailleurs parfois conduit à faire état de réévaluations récentes, par exemple quant à la datation d’un manuscrit ou à son attribution. Il souligne aussi les nombreux échos entre documents britanniques et continentaux. Ces derniers – comme dans l’affaire de l’Écossais des 3 JJJ – témoignant parfois d’usages directement importés de Grande-Bretagne mais dont les seules traces subsistantes se trouvent aujourd’hui dans les archives maçonniques françaises. Le grand mérite de cette approche est de nous remettre les idées en place sur un sujet complexe. En associant ainsi les étapes de l’histoire aux documents qui les éclairent, on identifie mieux les points bien établis, les questions encore en discussion ou les zones toujours dans l’ombre.

Après la belle étude de Jean-François Var dans notre numéro 184, Roger Dachez revient sur la question des « Antients ». C’est justement pour nous présenter les dernières contributions des historiens d’outre-Manche sur ce sujet central de l’histoire maçonnique britannique du XVIIIe siècle. Il y a maintenant plus d’un demi-siècle, notre fondateur René Désaguliers, avait été un des premiers à promouvoir en France les travaux d’Henry Sadler qui montraient que la Grande Loge des « Antients » n’était pas un schisme, comme on l’avait longtemps affirmé, mais une création sous influence irlandaise. Sadler est à l’origine de la « théorie classique » sur les Antients et il faut redire la véritable révolution historiographique qu’a constituée la publication de son étude en… 1887. Mais le propre d’une approche scientifique est aussi de remettre en cause les conceptions les plus établies. Plusieurs chercheurs ont récemment nuancé l’analyse de Sadler et, s’appuyant sur leurs travaux, Roger Dachez nous montre que, en fin de compte, Moderns et Antients avaient sans doute plus de points communs qu’on ne l’imaginait.

Cette livraison s’achève sur un document inouï. Les « extraits du journal d’un voyageur » qui nous relate ses conversations avec les « Maçons fort instruits » qu’il a pu rencontrer à Londres, Édimbourg et Dublin. Outre les informations que ne manqueront pas d’exploiter les historiens, le document a la saveur du témoignage et nos lecteurs auront l’impression d’accompagner ce Frère du XVIIIe siècle dans ses rencontres et ses découvertes.

Pour découvrir plus amplement ce numéro : Renaissance Traditionnelle n°186

IIe Conférence internationale Histoire, franc-maçonnerie, fraternalisme : Les sociétés et l’usage du rituel et du secret

26-27 mai 2017

WCFFH-Photo-A

Ce colloque est organisé par la revue universitaire on-line Ritual, Secrecy and Civil Society en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

Cette manifestation se veut d’abord un carrefour pour réunir les différents acteurs de l’historiographie maçonnique et faire le point sur les dernières avancées dans ce domaine. Mais elle souhaite aussi étendre son champ de recherche à d’autres organisations fraternelles. Ainsi ce sera l’occasion de présenter les travaux pionniers conduits récemment sur les « Friendly societies » dans les mondes britannique et américain, les compagnonnages en France ou en Allemagne, ou encore sur certaines organisations ouvrières (Chevaliers du Travail) ou mutuelles, utilisant aussi rituels et « secrets » symboliques. C’est pourquoi nous prenons le risque d’adapter en français le néologisme « fraternalisme » utilisé depuis quelques années par les chercheurs anglo-saxons.

Inscription gratuite (mais obligatoire)

PROGRAMME

Avant chaque conférence, un séminaire rassemblant les chercheurs spécialisés est organisé pour faire le point sur un grand sujet de l’histoire maçonnique. Cette année il sera consacré à André-Michel de Ramsay et sera l’occasion d’échanges sur les avancées récentes concernant sa vie, son oeuvre et son rôle dans l’histoire de la franc-maçonnerie. Il se tiendra mercredi 24 mai 2017 à 14h à la Bibliothèque du Grand Orient de France.

Jeudi 25 mai 2017, férié

Vendredi 26 mai 2017

Ouverture de la Conférence internationale

Bibliothèque nationale de France

9-9:30. Accueil, inscription, café : foyer de la BnF

Session plénière : Grand Auditorium.    

9:30-11:00. 

Accueil et présentation par Guillermo De Los Reyes et Pierre Mollier.

« The Idea of Associating: Fraternalism and Civil Society” : table ronde par Margaret Jacob, Naomi Taback, Natalie Bayer, Maria Eugenia Vazquez Semadeni.  

11:00-11:20. Pause-café dans le foyer. Remise du prix Bartholdi « for Distinguished Scholarship ».

11:20-13:00.  Eighteenth Century Origins and Consequences

John Belton, Chair

“The Influence of the Conflict Between Stuarts and Whigs Upon the Creation of the Grand Lodge of London and the Grand Lodge of France”

Louis Trebuchet

“The Enlightenment and German Freemasonry at the Beginning of the 18th Century and Later.” Michel Warnery 

“Lire les images de la franc-maçonnerie : l’exemple des ‘Gabanons’ (1745)”

Philippe Langlet

“New Historical Perspectives the ‘French Rite’”

Cecile Revauger.   

13:00-14:00. Lunch Break

Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel Chair

14:00-15:30.  “The Various Versions of Ramsay’s Discourse.”

Alain Bernheim

Pierre Mollier, Chair

15:30 – 15:50. Coffee Break in foyer. Presentation of the Regulus Award by Pierre Mollier.

15:50-17:30.  “Restoring the Compagnonnage to Fraternal History: Further Considerations.”

 Margaret Jacob, Chair

“The Stone and the Compass: The Company of the Humanity of the Stonemasons of Tours: Cross Paths Between Compagnonnage, Mutualism, and Freemasonry.”   

Jean Michel-Mathonière, Centre d’étude des compagnonnages à Avignon

PETIT AUDITORUM

11:00-12:00.  “Music and Masonry”

Naomi Taback, Chair

Freemasons Franklin, Mozart, Mesmer and the Glass Armonica

India D’Avignon, California Polytechnic State University

12:00-13:00: Lunch Break Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel, Chair

14:00 -18:00 “Freemasonry and Visual Arts: A Symposium”

Reva Wolf, State University of New York at New Paltz, and Alisa Luxenberg, University of Georgia, Athens, Chairs

 

14:00-15:30. 

Part 1:  Revolution and the Atlantic World

“Revolutionary-Era Freemasonry and the Hermetic Paintings of John Singleton Copley”

David Bjelajac, George Washington University

 “‘Within the Compass of Good Citizens’”:  The Visual Arts of Freemasonry as Practiced by Paul Revere”

Nan Wolverton, American Antiquarian Society

 “Masonic Imagery in Haitian Vodou”

Katherine Marie Smith, New York University

 

Part 2:  Eighteenth-Century Europe

 “Freemasonry in Eighteenth-Century Portugal and the Architectural Projects of the Marquis de Pombal”

David Martín López, University of Granada

 “Meissen Porcelain and the Order of the Pug”

Cordula Bischoff, Staatliche Kunstsammlungen Dresden

 “Goya’s Art and Freemasonry in Spain”

Reva Wolf, State University of New York

15:30-15:50. Coffee Break

 

15:50-18:00

Part 3:  The Nineteenth and Twentieth Centuries

 “Building Codes:  New Light on Baron Taylor and Les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France”

Alisa Luxenberg, University of Georgia

“Reveil de l’Iran: Freemasonry and Artistic Revivalism from Parsi Bombay to Qajar Tehran”

Talinn Grigor, University of California

 “To Consummate the Plan”:  Solomon’s Temple in Masonic Art, Architecture and Popular Culture, 1865-1930”

William D. Moore, Boston University

 “‘A Change Is Gonna Come’:  Imaging Black Freemasons from Emancipation to the 1960s”

Cheryl Finley, Cornell University, and Deborah Willis, New York University

SALON  70

11:00-13:00.  

Freemasonry and Natural Sciences in Late Eighteenth Century- Example of Georg Vega

Matevž Košir, Archives of the Republic of Slovenia

A Curious Swiss Certificate of 1779

Michel Jaccard, former president of the ARGO

13:00-14:00  Lunch Break

Movie, Excerpts from The Man Who Would Be King. Guillermo Isabel, Chair

14:00-15:30.   “Intellectual Antecedents, Foundations, and Linkages” 

Maria Eugenia Vazquez Semadeni, Chair 

“German Masonry, Monarchy, Protestantism: Linkages from the Napoleonic Wars to the Overthrow of the Crowns (1918)”

Ralf Bern Herden

“Jean-Baptiste Willermoz: Intellectual  Failure or Masonic Mastermind”

Aaron Jedediah French, University of California, Davis

 “Creating a Foundation for Fraternalism in America: Literary and Debating Societies in the US Colonial Colleges”

Wayne Kraemer and Ann Burnette

“The Practice of Freemasonry in the Islamic World Through the Most Ancient Masonic Ritual in Arabic”

Saïd Chaaya, UCLA 

15:30-15:50.  Coffee Break. Presentation of Kilwinning Award

15:50-17:30 “Contemporary Scholarship views Fraternalism”

Natalie Bayer, Chair

“The Fraternal Order of Elks: U.S. Drinking and Driving Laws’ Impact on Elk Lodge Life: Exalted Rulers’ Perceptions”

Contemporary Freemasonry: A Sociological Model of Member Involvement

J. Scott Kenney

“Invisible Truth: Modeling Secularity through Language and Performance Games in Masonic Rituals”

Klaus-Jürgen Grün

“El tratamiento iconográfico de la Masonería. El caso de las series televisivas y la literatura / The Unfolding Iconographic Treatment of Freemasonry: The Case of the TV Series and Literature.”

 Julio Martínez García, FuegoAmigo Co-Editor

17:30-18:00. “Regularity, Recognition and Painting Ourselves into the Corner Again: A Plenary Workshop Discussion.” 

Mike Kearsley. 

Gilbert Davau, John Belton, Chairs

Participants are invited to repair to a cafe to continue this discussion.

 

                               THE SECOND DAY: SATURDAY MAY 27, 2017 

GRAND AUDITORIUM

9:00-9:30.  Continental Breakfast. Foyer

9:30-10:45. Plenary “New Discoveries and the Contested Supposed Founding of English Freemasonry.”   Susan Sommers

10:45-11:05. Coffee Break 

11:00 -13:00. “Aspects in Dispute: Past and Present of the French Masonic Scene”

Alain Bauer and Roger Dachez, Co-chairs

“Cartoons, Thrillers, and Freemasonry”

Alain Bauer, Alain Jacques Lacot (TBC), Didier Convard (TBC), Eric Giacometti (TBC), Jacques Ravenne (TBC)

“Lire les images de la franc-maçonnerie : l’exemple des ‘Gabanons’ (1745)”

Philippe Langlet

13:00-14:00.  Lunch Break. Movie, Excerpts Guillermo Isabel Chair

14:00-16:00 “Imperialism, Colonialism and Multiple Freemasonries”

Guillermo De Los Reyes, Chair

 

“Dependence and Autonomy: The English Freemasons and their Relations in Argentina and Brazil (1859-1935)

Felipe Côrte Real de Camargo, University of Bristol

 

“El discurso antimasónico católico en la defensa del imperio español. Entre antilumieres y contrarrevolución”

Felipe Santiago del Solar, Independent Scholar

“Imperialismo Fraterno: la pugna entre el GOF y la UGLE”

Rogelio Aragón. Universidad Iberoamericana, Mexico City

“El imperio contra el pueblo. ¿Presencia Masónica en la Semana Trágica de Barcelona (1909)?”

Sylvia Hottinger, Independent Scholar, CEHME, REHMLAC+

“Hermano moro, masonería y colonialismo en Protectorado Español de Marruecos (1931-1936)”

Valeria Aguiar Bobet, Universidad Jaume I de Castellón

 

“Impérialismes, maçonniques et… politique”

Yván Pozuelo Andrés, IES Universidad Laboral de Gijón, CEHME, REHMLAC+

 

“‘Civilizing the barbarians’: Freemasonries at the Service of Empires”

Ricardo Martínez Esquivel, Universidad de Costa Rica, CEHME, REHMLAC+

16:00- 16:20. Coffee Break

16:20-17:15.   The “Ramsay Summation” – Grand Auditorium

Pierre Mollier, 🙂Cecile Revauger, Margaret Jacobs,  Alain Bernheim, Paul Rich, Guillermo De Los Reyes

PETIT AUDITORIUM

9:30-10:45. “Plenary Discoveries and the Supposed Founding of English Freemasonry.”  Susan Sommers. Grand Auditorium

10:45-11:05. Coffee Break

11:05-13:00  “Ramsay and His Relationships to Intellectual History”

Craig Remes, Chair.

“Jacobites, Parliament, and the ‘Capital of the Universe’: the Chevalier “Ramsay’s Political Thought”

Andrew Mansfield

“The Influence of the Scottish Poem ‘The Bruce of John Harbour’ (about 1375) on the Ramsay’s Oration”

Francis Delon

 “A Rereading of Ramsay’s Oration 1737: The Dream of the Spiritual Empire in its Context of the New Catholic and Stuart Revival”

Pierre Besses & Louis Trebuchet

“The Paternity of Ramsay’s Speeches: de La Motta, Madame de Guyon, and the Corridors of Power”

Arnaud Marquet

 “Anton von Geusau’s Conversations with Ramsay: An Examination of his Original Diary”

Reinhard Markner

 The Revolutionary Morality of Freemasonry: Universal Justice and Solidarity since the Paris Commune

Alhelí de María Alvarado-Díaz

13:00-14:00. Lunch Break. Movie in Grand Auditorium, Excerpts Guillermo Isabel Chair

14:00-16:00: “Ramsey and His Disputed Contributions” 

Andreas Önnerfors, Chair

“L’entourage spirituel de Ramsay en France: du ‘Pur Amour’ de Fenelon et Mme Guyon à la ‘Fraternité universelle’ / The Spiritual Company of Ramsay in France: How Fenelon and Guyon’s ‘Pure Love’ Leads to the ‘Universal Brotherhood’ Concept”

Aymeric Le Delliou

 “Ramsay’s ideas on World Citizenship and Cosmopolitanism”

Andreas Önnerfors

 “Les Voyages de Cyrus’ du Chevalier de Ramsay: entre roman spirituel et conte philosophique / Ramsay’s ‘Voyages’: Between Spiritual Fiction and Philosophical Tale”

Samuel Macaigne

 

16:00.-16:20. Coffee Break

16:20-17:15.  “Ramsay Summation” at the Grand Auditorium.

Pierre Mollier, Cecile Revauger, Margaret Jacob,  Alain Bernheim,  Paul Rich, Guillermo De Los Reyes

17:15 Closing Toast. To Paris 2019 Foyer

Auditorium 70

 9:30 – 10:30 “Italian Conundrums”

Paul Rich, Chair

War or Peace: the Grand Orient of Italy and World War I

Demetrio Xoccato

 Freemasonry in Libya

Emanuela Locci  

Italian Freemasonry and the Free State of Fiume

Ljubinka Toseva Karpowicz, University of Ljubljana

10:30-11:00

Natalie Bayer, Chair

“The Sea Serjeants: A Jacobite Pseudo-Masonic Society in the Maritime Counties of South Wales in the First Half of the Eighteenth Century”

Francis Delon

 11:00-11:20.  Coffee Break

11:20-13:00 “Women and Freemasonry in Europe and the United States.” Natalie Bayer, Chair

“The GOdF and Gender Issues at the Turn of the Twenty-First Century”

Olivia Chaumont

 “Women and Freemasonry in the 18th Century, a Comparative Study Between France, England, And Germany”

Marie-Anne Mersch, Bordeaux Montaigne University 

 “Democracy and Expressing Oneself in Lodge: Similarities and Differences between Male and Female Lodges”

Celia Poulet,🙂,independent scholar

 “Excluding/Including Women, an Issue for the Masonic Atlantic”

Cécile Révauger

13:00-14:00 Lunch Break Movie, Excerpts from The Man. Who Would Be King. Guillermo Isabel Chair

14:00-14:45.  “Ramsay and Women”

Women Operative Masons and Freemasons in the Time of Ramsey” 

Karen Kidd

“Ramsay’s Daughters. Side Degrees within the ‘Maçonnerie des Dames’ at the XVIIIth century: Female or Feminist Knighthood?”

Yves Hivert-Messeca

14:45-15:45   “The Cauldron of  Masonic invention.”       

Cecile Revauger,  Chair

 

“The Scottish Rectified Rite: A French Masonic Exception”

Roger Dachez

“Historical Reconsiderations: Franz Joseph Haydn – The Man and the Mason, Mozart’s Masonic Music.”

David H. Lewis. University College, London

16:00-16:20. Coffee Break. Presentation of Award for Lifetime Achievement  

16:20-17:15.  “Ramsay Summation” — Grand Auditorium

Pierre Mollier, Cecile Révauger, Margaret Jacobs, Alain Bernheim, Paul Rich

17:15. Closing Toast. To Paris 2019. Foyer

 

Les Ms Copiales au sommaire de RT 183

Le numéro 183 de Renaissance Traditionnellert-183-couverture vient de sortir des presses. Il présente la très curieuse affaire des manuscrits « Copiales ». Rappelons les faits. En 2011, les médias se font écho de la découverte d’un étonnant manuscrit codé et relatent les efforts d’une équipe de spécialistes, appuyée par un puissant outil informatique, pour « casser » le code. C’est d’ailleurs un des rares exemples où ce qui va se révéler être un problème d’érudition maçonnique va faire l’objet d’articles dans la « grande presse » comme Le Monde ou Le Figaro. Une fois le code percé, on découvre que ces manuscrits contiennent les statuts et les rituels d’une société secrète allemande du XVIIIe siècle ayant beaucoup de rapports avec la franc-maçonnerie. Pour notre part, nous n’avions pas été très sensible à ce qui nous était alors surtout apparu comme un « coup médiatique ». Il y a eu au XVIIIe siècle beaucoup de sociétés paramaçonniques. Notre expérience des « alphabets maçonniques » nous rendait sceptique sur la nécessité d’une équipe de cryptologues et d’ordinateurs pour venir à bout de codes qui sont surtout symboliques et dont la clef est la plupart du temps élémentaire. Nous avions tort.

Si, en France, personne ne se soucia vraiment des « manuscrits Copiales », cet épisode singulier retint l’attention de nos amis belges. Dans le prolongement de celui rassemblé pour le célèbre documentaire « La Clef écossaise », un groupe de travail se constitua autour de Tristan Bourlard et Stéphane Van Assche. Son objet : étudier et tenter de mieux comprendre ce mystérieux manuscrit. La Loge La Belle Alliance et la Loge d’étude L’Âne d’Or furent associées au « projet Copiales ». C’est lors d’une visite à L’Âne d’Or, que Claude Weiler – à qui avait incombé la difficile mission de la traduction – attira notre attention sur l’intérêt des « Copiales » pour l’histoire maçonnique. En effet, à la suite des textes relatifs à cette étonnante « société des Oculistes », les Copiales comprenaient une présentation de la Maçonnerie qui semblait très précoce, avec notamment beaucoup d’éléments sur les premières Loges « écossaises ». Nous sommes donc particulièrement heureux de mettre à la disposition du public francophone la belle et savante traduction de Claude Weiler et ainsi de permettre un accès aux riches informations historiques des manuscrits Copiales. Dans la foulée de ce document passionnant, nous proposons des pistes pour une nouvelle approche des débuts de l’Écossisme.

Au début du XIXe siècle, « Le Prado » fut un haut lieu du Paris maçonnique. À tel point d’ailleurs que, pendant quelques années, l’un des Suprêmes Conseils qui se disputaient alors la souveraineté sur les hauts grades du Rite Écossais fut dénommé « Suprême Conseil du Prado ». Or on savait fort peu de chose sur « Le Prado », beaucoup d’historiens maçonniques le situant même fautivement sur la carte de la Capitale. Jacques Tuchendler nous propose aujourd’hui une étude approfondie sur ce lieu où se mêlèrent longtemps vie maçonnique… et vie parisienne !

RT 183 – Les manuscrits Copiales :

Une nouvelle source sur les débuts de l’écossisme

Sommaire :

– Les manuscrits Copiales, une découverte singulière : présentation historique, par Claude Weiler

– Copiales 1 et 2, traduction française, par Claude Weiler

– Un « Maître écossais » archaïque aux sources de l’Écossisme. Aurait-on, enfin, découvert le premier haut grade ?…, par Pierre Mollier

– Le Prado : un lieu oublié de l’histoire maçonnique, par Jacques Tuchendler

Vous pouvez le commander sur le site : http://renaissance-traditionnelle.com/

1803-1838 : Les vrais Maçons ne regardent pas la couleur de l’épiderme

Sceau-du-Conseil-30e-Leg

Sceau du Conseil de Kadosh La Restauration de La Vérité dont était membre le Frère Dieudonné

Faisant des recherches pour un ami érudit maçonnique américain, nous sommes tombés sur des archives complètement inconnues et qui nous paraissent passionnantes pour mieux comprendre l’état d’esprit de certains milieux maçonniques à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. L’une des grandes questions est bien sûr celle du « préjugé de couleur », notamment dans la si importante Maçonnerie des Antilles. Le Grand Orient de France a eu une Loge à Puerto Rico : La Restauration de la Vérité, qui a vécu – plus ou moins difficilement – de 1821 à 1848 à Mayaguez, la troisième ville de l’île. Elle a été fondée par des Frères réfugiés de Saint-Domingue dont la plupart étaient nés autour des années 1770-1780. Ils sont devenus Maçons à Saint-Domingue soit à la fin du XVIIIe siècle soit dans les toutes premières années du XIXe. Le nom de la Loge s’explique d’ailleurs par cette origine puisque la R:.L:. La Vérité était une des plus prestigieuses Loges de Saint-Domingue avant la Révolution. Une lettre écrite au Grand Orient de France en 1838 donne des informations du plus haut intérêt sur l’un de ces Frères qui vient de mourir :

« TT:. CC:. et TT:. RR:. FF:. Nous déplorons la perte d’un ami de l’Humanité, le vertueux F:. Dieudonné qui mourut quelques jours avant celui de nos élections. Les vrais Maçons ne regardent pas la couleur de l’épiderme: le F:. Louis Dieudonné était noir. Il naquît à Port-au-Prince, Ile de Saint-Domingue, à peu près dans l’année 1771. Dans l’année 1803, étant chef de brigade de l’armée française haytienne, il devint membre de la R:.L:. Le Choix des Hommes à l’Or:. de Jacmel. A peu près à la même époque, étant commandant de la dite place, il sauva la vie à des centaines de Français et émigra avec eux. A Mayaguez, chéri des Blancs et aimé de tous les hommes, il faisait partie de tous les ateliers maçonniques, accordant au même temps ses actions aux principes de l’ordre ».

Signature-Dieudonné-Leg

Signature du Frère Dieudonné

Le Frère Dieudonné peut être identifié au colonel Dieudonné Jambon, d’abord officier de Toussaint Louverture avant de finalement rallier, après le départ puis la disparition de Toussaint, la cause française dans les rivalités entre généraux noirs, d’ou son exil à Puerto Rico. Le Frère Dieudonné fut un des piliers de la Loge La Restauration de la Vérité et des ateliers de hauts grades qui la complétaient. Il était « 32e ».

Le visage de l’un des premiers Maçons français découvert

Comte de Sade-1Dans les premières années de l’Ordre en France, les liens entre Maçons britanniques et français sont encore très forts. Quelques Français ont d’ailleurs été reçus Maçons lors de séjours à Londres. Le cas le plus célèbre est bien sûr celui de Montesquieu. Ainsi le British Journal du samedi 16 mars 1730 nous rapporte que :

« mardi soir [le 12 mars donc] à une Tenue de Loge à la Horn Tavern, dans Westminster, où étaient présents le Duc de Norfolk, Grand-Maître, Nathaniel Blakerby, vice Grand-Maître, et d’autres grands officiers, ainsi que le Duc de Richmond, Maître de la Loge, le marquis de Beaumont, Lord Mordaunt, le marquis de Quesne et plusieurs autres personnes de distinction, les nobles étrangers ci-dessous, Charles-Louis président Mon­tesquier (sic), Francis comte de Sade… furent reçus membres de l’Ancienne et Honorable Société des Francs-Maçons».

Si Montesquieu est bien connu, le second l’est surtout par son sulfureux fils, le marquis de Sade. Cette semaine une vente de la famille Sade – dont le marquis était naturellement la figure emblématique – nous permet de mettre un visage sur son père le comte et de découvrir ainsi les traits de l’un des premiers Maçons français. Mercredi dernier 15 juin, les commissaires-priseurs Tessier-Sarrou proposaient une série de souvenirs historiques de la famille Sade. On y trouvait naturellement beaucoup de pièces relatives au « Divin marquis ». Mais le principe de cette vacation était de ne retenir que les témoignages de la vie familiale et quotidienne à l’exclusion de ceux touchant ses mœurs particulières et sa spécialité littéraire (d’où d’ailleurs des enchères moins élevées que celles qui avaient été espérées). Notre ami Jean-Pierre L. a alors attiré notre attention sur le lot n°3, un magnifique portrait du comte de Sade, celui-là même qui fut reçu Maçon le 12 avril 1730 à Londres en compagnie de Montesquieu. Ajoutons que Jean-Baptiste de Sade poursuivit ensuite son parcours maçonnique en France où il rejoint l’une des premières Loges parisiennes : Saint-Thomas au Louis d’Argent. Nous pouvons donc maintenant mettre un visage sur l’un des premiers Maçons français connus.

Estimé entre 30.000 et 40.000 Euros, le portrait du comte de Sade trouva finalement acquéreur à 30.000 Euros « au marteau » (soit 39.000 avec les frais et taxes). Nous reproduisons ci-dessous la notice proposée par le catalogue Tessier-Sarrou.

Portrait de Jean Baptiste François de Sade (1701-1767), comte de Sade, père du marquis. Toile 84,5 x 64 cm. Une tradition familiale attribue ce tableau à Jean-Marc NATTIER. Provenance: Collection Xavier de Sade (selon une étiquette au revers).

Exposition: Sade un humanisme impossible, Cologny, Fondation Bodmer, 2014 – 2015.

Jean Baptiste de Sade, homme politique et libertin, était le père du célèbre écrivain, Donatien Alphonse François de Sade, dit le marquis de Sade. Entreprenant seigneur de Saumane et de Lacoste et coseigneur de Mazan, il quitte le Vaucluse pour la cour, devenant le favori et le confident du Prince de Condé. Il est connu pour avoir été un grand séducteur et un libertin prodigue. De grands noms de la cour se sont entichés de ses charmes, les duchesses de la Trémaille ou de Clermont. Son amour pour les femmes ira jusqu’à séduire la soeur de son confident, Mademoiselle de Charolais. Jean-Baptiste de Sade s’illustre également dans une carrière militaire et politique. D’abord Capitaine des dragons puis aide de camps lors des conquêtes de 1734 et 1735, il est nommé en 1739, lieutenant général des provinces de Bresse, Burgey, Valromey et Gex. Il est intermédiaire pour le compte de la couronne française lors d’une réunion secrète à Londres et il est fait ministre plénipotentiaire auprès de l’électeur de Cologne. Son apothéose politique est vite rattrapée par ses déboires et imprudences envers la maîtresse du roi Louis XV. Vers la fin de sa vie, il abandonne toutes occupations politiques et se retire dans l’abbaye Saint Victor de Marseille, à la recherche d’un apaisement spirituel. Jean Baptiste de Sade est un homme lettré. Il laisse derrière lui plusieurs manuscrits dont des recueils religieux et moraux et des recueils d’anecdotes ainsi qu’un ensemble de correspondances durant les guerres de 1741 à 1746.